Ibrahima Gassama alias Modou Diagne, alias Ibou Limba a bénéficié d’un mandat de dépôt le 21 décembre 2017 pour association de malfaiteurs, agression et vol en réunion avec violence.
Jugé ce 8 novembre pour les chefs d’accusation précités, le prévenu, la quarantaine a comparu devant la chambre criminelle dans un jugement qui a été suivi par Dakaractu.

En effet, il ressort des débats d’audience que le mis en cause à bord d’une moto supporté par son ami Moussa Ndiaye, a tenté en complicité avec ce dernier d’agresser des passants pour leur soustraire leurs biens. Armé de machette, Ibrahima a eu la malchance d’être attrapé par un groupe de jeunes après que son compagnon ait pris la fuite.

Devant la barre, l’accusé a nié les faits et restitue sa part de vérité dans cette affaire.
« On m’a interpellé alors que je revenais de chants religieux aux Hlm. Il faisait 4h du matin. Sur les lieux j’ai assisté à une agression sur une personne et j’ai essayé d’intervenir pour l’aider », a relaté le supposé agresseur.
Interpellé sur la moto qui l’a amené sur les lieux de l’agression, le mis en cause clarifie. « De quelle moto vous parlez? Je n’ai vu aucune moto », a-t-il confié en jurant la main sur la poitrine.

Le procureur qui lui balance des interrogations successives, a tenu à attirer l’attention du sieur Gassama sur la version servie face au juge d’instruction totalement différente de celle tenue devant la barre.

« Vous aviez été entendu par le juge d’instruction et vous aviez même reconnu les faits en soutenant dans le procès verbal que vous veniez de sortir de prison pour offre et cession de drogue. Devant les enquêteurs également vous avez reconnnu les faits. Pourquoi vous nous tenez une autre version ici ? », lui a demandé le magistrat. 

« En garde à vue, les policiers m’ont battu pendant 3 jours pour me faire parler. Ils m’ont collé le motif mais je n’ai agressé personne. Je vous l’ai dit je cherchais juste à secourir la victime », a-t-il soutenu.

Insistant sur la présence des pièces à conviction qui l’implique notamment la saisie de l’arme blanche notamment la machette et une moto, le procureur général a demandé le choix au prévenu pour renvoyer l’affaire afin de faire également comparaitre la partie civile mais Ibrahima Gassama s’y est opposé demandant à ce qu’on vide le dossier.

« J’ai duré ici. Ma mère a rendu l’ame alors que je me trouvais dans les liens de la détention. Je veux qu’on me juge », a-t-il dit.

Dans son réquisitoire, le parquet a attesté la culpabilité du mis en cause.
« Le coupe-coupe qu’on a scellé et la moto de Moussa Ndiaye prouve l’association de malfaiteurs, l’action a été concertée avec son acolyte en fuite ce qui prouve encore une fois le vol en réunion. En matérialisant leur forfait son ami a pris la fuite et il a été attrapé », a expliqué le procureur qui requiert 5 ans d’emprisonnement dont 4 ans ferme.

La défense pour sa part a regretté l’absence de la partie civile pour tirer cette affaire au clair.

« M. le président si vous considérez que la version qu’il a servie devant le juge d’instruction et devant cette barre est acceptable, je vous demande de l’acquitter », a plaidé le conseil.

Selon la robe noire, les chefs d’usage d’arme et de violence doivent être valablement écarté si on se réfère aux différentes versions servies de part et d’autre par les 2 parties au procès.

L’affaire a été mise en délibéré au 22 novembre prochain…

NKN

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