Le Sudes fait face à une campagne de désinformation et de diabolisation en particulier des membres de l’USB SUDES-ESR de l’IFE selon un communiqué de la structure. « Cela depuis quelques jours, et par la voix de Abdoulaye Diouf, prétendu directeur de l’IFE et par celle de Abdoulaye Dieng, coordonnateur du campus de Dakar du SAES ».
L’entité juge ainsi, nécessaire de rétablir les faits relatifs aux « contre-vérités diffusées dans certains médias, suite à leur conférence de presse du 10 novembre 2021 sur les points suivants que sont l’arrêté 1269 du recteur Thioub daté du 23 avril 2019 qu’ils brandissent à tout bout de champ, ne peut en aucun cas prévaloir sur le décret n° 79-175 du 28 février 1979 portant création et organisation de l’Institut de Français pour les Etudiants étrangers (IFE) que seul un nouveau décret peut modifier ou abroger. Point n’est besoin d’être un spécialiste en droit pour comprendre ce principe élémentaire. Par ailleurs, à l’IFE, les mandats du directeur et du directeur des études ne sont pas solidaires ».
S’y ajoute, note toujours le communiqué, « Le décret de l’IFE, en son article 4, stipule que le directeur, obligatoirement choisi parmi le personnel enseignant de la faculté des Lettres et Sciences humaines, est nommé par le recteur, sur proposition du conseil d’administration après avis de l’assemblée de la faculté. Le directeur des études, choisi parmi le personnel enseignant titulaire de l’institut, est nommé par le recteur, sur proposition du conseil d’administration. Le mandat du directeur est de trois ans renouvelable. Le mandat du directeur des études est de deux ans renouvelable. »
Concernant la question de l’intérim, celle-ci n’est pas prévue par les textes de l’IFE. La preuve en est qu’Abdoulaye Diouf lui-même qui l’invoque, a été nommé Directeur des études suite au départ de la directrice des études précédente un an avant la fin de son mandat. Avec le soutien des PER de l’IFE lors d’une réunion du conseil scientifique et pédagogique, Abdoulaye Diouf a alors déposé un dossier de candidature au rectorat. « Le Conseil d’administration s’est ensuite réuni, l’a élu et a proposé sa nomination au Recteur qui a signé un arrêté dans ce sens. A ce moment-là, il est resté muet au sujet de cet intérim qui ne l’arrangeait pas » selon toujours le document.
S’agissant des notes de l’examen du second semestre de l’année 2020-2021, l’accusation de rétention de notes est tout à fait infondée. «  Les enseignants concernés ont décidé de prendre leurs responsabilités et de sécuriser les notes en attendant de pouvoir les remettre à une direction installée de façon légale. Quant au test illégal prévu ce lundi 8 novembre 2021 par la « direction » en dehors de toutes les procédures, les membres de l’USB SUDES-ESR de l’IFE s’y sont opposés pacifiquement comme la loi les y autorise ». Par conséquent, « les ténèbres de la manière forte » et la violence sont plutôt du côté des autorités universitaires qui ont choisi de faire appel à des agents de sécurité dans un but manifeste d’intimidation, ce dont tout syndicat digne de ce nom devrait non seulement s’inquiéter mais qu’il devrait combattre avec la dernière énergie.Et l’entité de terminer par « les attaques personnelles qui, pour des raisons inavouables, sont dirigées de façon systématique et acharnée contre l’un des membres de l’USB SUDES-ESR de l’IFE, à un niveau très bas auquel nous ne voulons pas nous abaisser. Il nous suffit de rappeler que ce dernier ne peut en aucun cas être directeur de l’IFE en l’état actuel du texte tel que le stipule l’article 4 du décret cité plus haut et dont il réclame lui-même l’application. Nous attendons plus de hauteur de la part de ceux qui restent des collègues et qu’ils répondent sur le fond plutôt que de tenter de divertir l’opinion ».

NKN

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