L’escalade de la violence dans le paysage politique sénégalais inquiète au plus haut point le Cadre Unitaire de l’Islam au Sénégal (CUDIS). Ses membres, face à la presse ce lundi 15 novembre 2021, ont appelé les acteurs politiques à signer une charte de la non-violence pour perpétuer la paix et la stabilité dans le pays.

Durant les événements de mars, l’ensemble des obédiences religieuses du Sénégal avaient lancé un appel à la sérénité à travers des émissaires. Ces derniers avaient entamé une médiation entre le pouvoir et le M2D. Une médiation qui a grandement participé à la désescalade de la violence dans le pays. Toujours dans la dynamique de la préservation de la paix, les Khalifes généraux, durant les différents événements religieux tels que le Magal et le gamou, ont réaffirmé leur désir de voir la stabilité dans la sphère politique. Par contre, le CUDIS, à travers son Secrétaire Général Cheikh Tidiane Sy, s’est désolé du fait que « des leçons n’ont pas été tirées de tous ces événements ». En effet, la violence est montée d’un cran surtout avec la convocation de Barthélémy Dias le 10 novembre dernier.

Le Cadre Unitaire « condamne ainsi les violences psychologiques, verbales, physiques et armées ». Allant plus loin, Serigne Cheikh Tidiane Sy considère qu’il « faut bannir toutes les milices privées ». En outre, ils ont tenu à rappeler aux acteurs politiques « leur responsabilité historique et directe dans la préservation et la perpétuation de la paix et de la sécurité dans ce pays, aujourd’hui et demain ». D’autant plus que le Sénégal est entouré de pays qui vivent actuellement des conflits politiques.

Afin de pérenniser ces démarches et appels visant à maintenir la stabilité, le CUDIS compte, à travers des séries de discussions avec les acteurs, élaborer une charte de non-violence. Cette charte, selon Cheikh Tidiane Sy, va avoir comme garant, « l’ensemble des chefs religieux du pays ». Elle sera aussi « un viatique à prendre en compte à tout instant et surtout lors des compétitions électorales à venir ». Les chefs religieux qui, d’habitude, jouaient un rôle de « sapeur-pompier » vont désormais s’inscrire dans une démarche proactive et miser dans la prévention.

NKN

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