Deux ans après sa mise en œuvre, le Projet investir dans les premières années pour le développement humain au Sénégal (Pipadhs) a fait des résultats dont se félicitent les autorités et leurs partenaires. Alioune Fall, coordonnateur dudit projet qui a profité d’une rencontre ce lundi 15 novembre 2021, à Saly, a dressé un bilan satisfaisant émanant de ce projet qui a démarré en 2019 et qui vient de boucler 2 ans d’exécution. 

Au micro de Dakaractu où il s’est confié, il a relevé que cette satisfaction est le fruit des réalisations faites dans cette période. ‘’L’ensemble des études préparatoires qui avaient été planifiées ont été entièrement réalisées. L’autre grande réalisation du projet, c’est le démarrage des constructions, parce que le Pipadhs a une grande ambition en terme d’élargissement de l’accès à l’apprentissage précoce pour permettre à tous les enfants de 7 régions (Kaolack, Diourbel, Fatick, Kaffrine, Tamba, Kolda et Matam) d’accéder aux structures préscolaires. Et pour cela, il fallait construire des Cases des Tout-petits, des daara préscolaires publics et des classes préparatoires à l’élémentaire’’.

Et ce fut l’occasion pour lui d’annoncer la réalisation prochaine d’une soixantaine de Cases des Tout-petits. ‘’En matière des Cases des Tout-petits nous avons planifié d’en construire 66. La semaine passée, nous avons démarré la construction des 33 premières classes. D’ici le mois de décembre, nous allons entamer, la construction des classes préparatoires, des daara préscolaires publics et des classes préparatoires à l’élémentaire publiques’. 

Des résultats qui ont valu une satisfaction aux partenaires, a indiqué M. Fall. Lui qui dit avoir fait, au mois de mai dernier, l’évaluation de ces deux années de mise en œuvre avec la Banque mondiale. 

Il est ressorti de cette évaluation, que le projet est sur une bonne lancée, a dit le coordonnateur. Reste maintenant, selon Alioune Fall, à accélérer et à corriger là où il est relevé des insuffisances. Ces insuffisances portent, selon lui, sur la planification de 2019, 2020, 2021 qui a été fortement impactée par le Covid-19.

‘’C’est pour ne pas faire d’erreur qu’on avait retenu de faire une phase expérimentale. C’est-à-dire de démarrer par 7 régions et d’étendre éventuellement à l’échelle nationale si le projet donne des résultats. Les régions choisies sont celles où les indicateurs de développement humains sont les plus bas. Et c’était à dessein. Et maintenant que le projet a commencé à donner des résultats (satisfaisants), c’est le moment de passer à l’échelle nationale d’autant plus que la situation qui existe dans les 7 régions d’intervention du projet, c’est à peu près la même chose pour les autres régions’’. 

‘’Les résultats tangibles notés et salués par la Banque mondiale militent en faveur de l’élargissement du projet’’

Représentant du ministère de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des enfants et secrétaire général, Mame Ngor Diouf, s’est félicité des résultats obtenus deux après la mise en œuvre du Pipadhs qui a son ancrage au niveau dudit département ministériel. 

Il faut signaler que le président Diouf présidait cet atelier. Un atelier important à ses yeux, en ce sens qu’il permet, selon lui, de ‘’faire le bilan, à mi-parcours, du projet Pipadhs d’une durée de 4 ans, mais surtout d’élaborer le plan d’action pour l’année 2022. (…). À mi-parcours du projet, nous avons fait une première revue avec la Banque mondiale qui est le partenaire principal de ce projet important d’un coût de 42 milliards et qui touche 7 régions du Sénégal. Et le bilan a été considéré comme positif par toutes les parties prenantes avec un satisfecit de la Banque mondiale. Donc, nous nous devons, à la lumière de ce bilan, mais également au regard des défis, pour assurer la préscolarisation universelle, de renforcer les acquis. 

L’autre enjeu majeur qui engage toutes les parties prenantes et qui s’inscrit dans la directive du président de la République pour l’universalisation de l’enseignement préscolaire, c’est le passage à l’échelle du projet. Aujourd’hui, les résultats tangibles notés et salués par la Banque mondiale militent en faveur de l’élargissement du projet (Pipadhs) au niveau des 7 autres régions’’.

NKN

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