La semaine de l’entrepreneuriat a abrité au second jour, un séminaire dédié à renforcer les capacités des journalistes du réseau « REJOTIC ».

Ledit séminaire présidé par le délégué général de la DER, Pape Amadou Sarr, tournait essentiellement autour de l’inclusion des acteurs des médias dans le processus de la DER. Il entend vulgariser la « bonne » information pour permettre aux populations de connaître les critères d’éligibilité pour la mise à disposition d’un financement.

Identification, renseignement, entretien, visite de terrain… De l’enrôlement à la mise à disposition, le procédé de financement est expliqué en détails par un agent de la DER à la direction des risques et engagements.

Lors de la séance dédiée à l’interaction entre les différentes parties prenantes, l’urgence sectorielle apparaît comme un paramètre déterminant dans le suivi du dossier.

 » Numérique et Entrepreneuriat « 

Il a été soulevé lors de cette séance, l’utilité du centre d’appels dédié à accompagner les demandeurs et futurs bénéficiaires de crédit. La DER compte une cible majoritairement informelle du fait de la mise en avant de secteurs prioritaires.

« Aujourd’hui, nous sommes dans une logique de mettre à disposition des demandeurs, un personnel apte à les accompagner du début à la fin tout en tenant compte de leur niveau de compréhension », répondra le modérateur à la question d’un journaliste voulant savoir si une personne dont la capacité de compréhension de la plateforme d’inscription est limitée serait toujours éligible à recevoir un financement.

Dans le même sillage, le directeur de l’exploitation de la DER de rappeler que la DER a intégré le Bureau d’Information sur le Crédit (BIC) pour faciliter l’accès à toutes les informations du demandeur par rapport aux institutions financières. 

La question de « bonne foi » apparaît également comme un critère d’éligibilité. C’est dire que si une personne A est considéré comme « mauvais payeur » dans une institution financière, la Der se voit dans l’obligation de suspendre son dossier. Ce dernier ne pourra alors pas bénéficier d’un crédit.

Avec plus de 450.000 dossiers, 125.600 bénéficiaires accompagnés la Der compte à ce jour 70% de remboursement et 99% de remboursement sur le nano-crédit (10.000francs CFA à 500.000 francs CFA) 

 » Les femmes meilleures payeuses que les hommes « 
De la demande à l’octroi, le suivi du portefeuille est également soulevé lors de la séance d’échanges. Le délégué général de la DER, sans langue de bois, a spécifié et réaffirmé son soutien aux femmes. Il soutient que ces dernières sont plus meilleures payeuses que les hommes. C’est dans ce sens que la DER a limité les hommes de plus de 40 ans sur le critère d’éligibilité concernant l’âge. C’est dire que si ce n’est un secteur prioritaire comme l’agriculture, l’élevage ou la pêche, les hommes de plus de 40 ans ne peuvent pas bénéficier d’un financement sous risque d’être confrontés aux 4P ( Police, Procureur, Prison …)

Toutefois, compte tenu des difficultés des sénégalais à trouver un emploi et aussi des paramètres qui n’avantagent pas forcément les hommes, un plaidoyer est fait à la fin de la séance pour étirer la limite d’âge du critère d’éligibilité des hommes pour un meilleur appui dans l’entrepreneuriat qui constitue un levier de croissance économique incontournable.

NKN

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