lundi, 26 septembre, 2022
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Sédhiou: Menace de boycott du Pont de Marsassoum par les transporteurs

par Sunugalnews.com

Les chauffeurs et les transporteurs des trois régions de la Casamance naturelle, à savoir Ziguinchor, Sédhiou et Kolda, se sont retrouvés en assemblée générale hier, vendredi 28 janvier 2022, dans après-midi à Sédhiou, aux fins d’apprécier l’option du péage exigé à la traversée du tout nouveau pont de Marsassoum à partir du 1er février prochain. Ces transporteurs se veulent formels sur la question. Pas de péage au risque de créer un précédent dans le reste des localités, en sus du préjudice sur l’économie de la Casamance. Ces transporteurs déclarent boycotter l’ouvrage

En assemblée générale hier, vendredi, à Sédhiou, les transporteurs des régions du sud ont exprimé leur déception de voir le pont de Marsassoum assujetti à un péage au passage des usagers. « Nous, présidents des gares routières de la Casamance naturelle de Diogué à Gouloumbou, avons convoqué cette assemblée générale pour nous prononcer sur le péage annoncé du tout nouveau pont de Marsassoum, à partir de 1er février.Le péage ne nous arrange pas du tout, surtout nous, les transporteurs, car c’est un mauvais précédent qui peut amener le reste des localités bénéficiaires de pont à imposer un péage», a déclaré Modou Fall, le président des transporteurs de la Sédhiou. 

Et d’ajouter : « Tenez, le pont de Diuouloulou et de Baïla sont en construction et imaginez si tous ces ponts-là doivent devenir payants. On se demande aussi si Ziguinchor ne va pas à son tour, exiger le péage à l’entrée de sa ville et, à juste raison ». 

Papis Touré, mentionne « Sud Quotidien », le président de la gare routière de Ziguinchor et vice-président de la fédération des transporteurs de la Casamance naturelle, souligne avec force, que « tout le temps, les populations ont crié et décrié l’enclavement de la Casamance et imposer le péage à ces pauvres populations, c’est davantage tuer leurs petites économies. Le transport des marchandises va augmenter et en conséquence, les tarifs des denrées et autres biens de consommations aussi ». 

Revenant sur les tarifs attachés à la traversée du pont de Marsassoum, Papis Touré relève que « les motos doivent payer 500 FCfa, les véhicules particuliers 2.000 FCfa, les minibus et camionnettes 3.000 FCfa, les gros bus et poids lourds,15.000 FCfa. C’est un système qui est venu nous appauvrir davantage et on ne va jamais l’accepter. Si le péage est maintenu comme prévu à partir du 1er février, nous, transporteurs, allons boycotter le pont de Marsassoum et nous allons mener des actions de désobéissance jusqu’à ce que le péage soit levé ». 

Ces transporteurs promettent de se retrouver aussi souvent que possible pour apprécier la situation et apporter les conduites adéquates pour éviter que leur gagne-pain ne se transforme en trappe de pauvreté.

NKN

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