jeudi, 26 mai, 2022
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Sanction contre le Mali : La Cedeao décide d’activer la Force en Attente de la Cedeao, qui devra être prête à toute éventualité

par Sunugalnews.com

Le 4ème sommet extraordinaire de l’autorité des chefs d’État et de gouvernement de la Cedeao a infligé des sanctions sévères contre le Mali et sa junte au pouvoir. Même si aucun ultimatum n’est fixé à la junte pour organiser de façon urgente et rapide des élections, la Cedeao est ferme. Elle a brandi la menace qui peut s’abattre à tout moment. Le communiqué de l’institution qui s’est réuni ce dimanche à Accra (Ghana) est formel. « L’autorité décide d’activer immédiatement la Force en Attente de la CEDEAO, qui devra être prête à toute éventualité. »  
Une mise en garde contre Assimi Goïta et ses officiers autour de lui. La Cedeao sans complaisance, demande à la communauté internationale d’apporter tous les moyens pour contraindre la junte à respecter la durée de la transition initialement prévue et la tenue d’élection.  
« La Conférence appelle l’Union africaine, les Nations Unies et les autres partenaires à soutenir le processus d’application de ces sanctions et à continuer d’apporter leur soutien à une transition politique acceptable », fait savoir l’institution sous régionale. Au-delà de cette mise en garde, la Cedeao a corsé les sanctions. « L’autorité décide de maintenir les sanctions initiales déjà imposées au Mali et aux autorités de transition.  
L’Autorité décide également d’imposer des sanctions économiques et financières supplémentaires, conformément à ses délibérations lors de la soixantième session ordinaire tenue le 12 décembre 2021 à Abuja, République fédérale du Nigéria.  

Ces sanctions supplémentaires comprennent : Fermeture des frontières terrestres et aériennes entre les pays de la CEDEAO et le Mali ; Suspension de toutes les transactions commerciales entre les pays de la CEDEAO et Mali, à l’exception des produits suivants : biens de consommation essentiels ; produits pharmaceutiques; les fournitures et équipements médicaux, y compris le matériel pour le contrôle du COVID-19 ; produits pétroliers et électricité ; Gel des avoirs de la République du Mali dans les Banques Centrales et Commerciales de la CEDEAO ; Suspension du Mali de toute aide financière des institutions financières de la CEDEAO (BIDC et BOAD).  

Répondant à la transition de cinq ans sortie des assises nationales de réconciliation, la CEDEAO rejette et dénonce. « L’Autorité trouve le chronogramme proposé pour une transition totalement inacceptable. Ce chronogramme signifie simplement qu’un gouvernement militaire de transition illégitime prendra le peuple malien en otage au cours des cinq prochaines années »

NKN

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