jeudi, 29 septembre, 2022
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Sa patronne décède, la domestique emporte ses 20 millions FCfa

par Sunugalnews.com

Attraite devant le tribunal de Dakar par la fille aînée de sa défunte patronne, F. Soumah risque deux ans de prison, dont six mois ferme. La domestique est accusée de vol d’assiettes et de bijoux en or, estimés à plus de 20 millions FCfa.

F. Soumah est en train de vivre les pires moments de sa vie. La femme de ménage est accusée d’avoir soustrait les assiettes et les bijoux en or de sa défunte patronne. 

Après le décès de celle-ci, le 4 octobre 2020, elle s’occupait toujours de l’entretien de sa chambre, jusqu’au jour où l’une des héritières de son employeur a constaté la disparition de la mallette de couleur rouge qui était gardée dans la pièce. « Ma mère avait gardé une partie de ses bijoux en or dans cette mallette, avant de la mettre sous son matelas. Quand j’ai constaté sa disparition ce mois de février 2022, je me suis rendue chez la prévenue pour perquisitionner sa chambre. J’y ai découvert à ma grande surprise, des assiettes que ma maman avait gardées dans son armoire », a expliqué la dame A. A. Wade, hier, à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar. 

Domiciliée à Mermoz, indique « Rewmi », elle informe que la prévenue avait aussi reconnu avoir subtilisé la mallette. « Une fois à la Section de Recherches, elle est revenue sur ses déclarations. Alors que mon oncle Abdou Aziz l’avait surprise en train de soulever le matelas courant octobre 2021. Ce jour-là, le technicien était venu pour changer le climatiseur », a-t-elle fait savoir. Dans la foulée, la partie civile a renseigné que la prévenue est l’épouse de son cousin. « Mais, c’est elle qui s’occupait de ma mère et de sa chambre. Même après son décès, elle détenait les clefs de l’armoire et de la chambre. On avait confiance en elle. Elle a fait sept ans dans cette maison. Je passe les week-ends là-bas », a-t-elle confessé. 

Visée pour vol au préjudice de l’employeur, F. Soumah, 27 ans, déclare que c’est la petite sœur de la partie civile qui lui avait confié les 15 assiettes. Quant à la mallette qui contenait des bijoux en or estimés à plus de 20 millions de francs Cfa, la mère de famille de trois enfants allègue qu’elle ne l’a jamais vue. « Après le décès de ma patronne, j’ai gardé les clés de son armoire dans son coffre. C’est la petite sœur et la tante de la partie civile, qui occupaient la chambre. Je nettoyais les lieux de temps en temps », s’est-elle défendue. 

D’après elle, la plaignante a fondé ses accusations sur la foi des déclarations de deux marabouts établis, respectivement à Keur Massar et à Ziguinchor. « Ce sont ces charlatans qui m’ont désignée comme étant l’auteure du vol », lâche-t-elle. 

Entendu en qualité de témoin, Abdou Aziz explique : « Le jour où la comparante soulevait le matelas et le contreplaqué, le technicien froid était aussi dans la chambre. Mais, je lui avais intimé de ne plus récidiver, car la défunte avait gardé des bijoux sous le lit ». 

Avocat de la partie civile, Me Tidiane Diallo a réclamé 25 millions FCfa, à titre de dommages et intérêts. Le substitut du procureur a requis deux ans, dont six mois ferme. « Cette dame n’est pas coupable. La mère de la plaignante n’a jamais eu à se plaindre de vol », a souligné Me Amadou Aly Kane, qui a plaidé la relaxe de la prévenue. 

Le délibéré est fixé au 23 février prochain. 
NKN

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