Après les succès enregistrés par Wanetam 1 et 2, la phase 3 a été lancée ce lundi 13 décembre à Diamniadio, au siège de l’Institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de formation (IRESSEF).

La cérémonie s’est déroulée en présence du professeur Souleymane Mboup, coordinateur de ce réseau ouest-africain sur la Tuberculose, le Sida et le Paludisme, du Pr Cheikh Sakho, représentant du ministère de la Santé du Sénégal et de plusieurs scientifiques de la sous-région.

Programme soutenu par l’Union européenne, Wanetam créé en 2009 est la réponse au « déséquilibre dans la recherche clinique en Afrique » créé par le programme EDCTP (European and Developing Countries Clinical Trials). 

Selon le professeur Souleymane Mboup, « les premiers projets de ce programme ont beaucoup plus bénéficié à l’Afrique du Sud et à l’Afrique de l’Est par le fait qu’ils avaient beaucoup plus d’expertise mais aussi beaucoup plus de collaboration avec des partenaires internationaux dans ces domaines ».

C’est ainsi qu’il a été décidé de créer quatre réseaux d’excellence dans les zones ouest, est et centre de l’Afrique.

Wanetam prend ainsi son envol et est à l’époque composé de 14 institutions de 7 pays. Mais ce réseau réussit la prouesse de fédérer des pays aux langues et cultures différentes. « On a fait pas mal de formations, de renforcement de capacité », affirme le coordinateur, Professeur Souleymane Mboup.  « Cela s’est poursuivi avec EDCTP 2 où on a augmenté le nombre de partenariats surtout avec les pays européens. Tous les objectifs fixés ont été atteints et pour cela, EDCTP a bénéficié d’un financement de 7 millions d’euros pour l’ensemble de ces activités », ajoute-t-il.

EDCTP2 s’est révélé bénéfique pour 537 personnes qui ont été formées dans différents domaines. Cette expérience a aussi permis de renforcer le partenariat, les échanges et la collaboration sud-sud. « Nous avons aussi fait bénéficier à certaines institutions des financements pour les renforcer et cela a été très utile pour les maladies de départ, mais on a ajouté des maladies négligées et de plus en plus des maladies émergentes et ré-émergentes comme Ebola, coronavirus etc… La plupart des centres de référence en Afrique de l’Ouest sont des centres issus de ces financements », fait noter le professeur Souleymane Mboup qui souligne l’importance pour le réseau qu’il dirige de « pérenniser tout cela ». 

« C’est pour cela qu’on a lancé Wanetam 3. C’est une augmentation du consortium avec 30 membres dont 25 institutions de 12 pays d’Afrique de l’Ouest et à peu près 5 institutions de quatre pays européens qui vont travailler ensemble avec un financement de 4,7 millions d’euros pendant une période de 3 ans », explique-t-il.

Selon le professeur Souleymane Mboup, l’une des grandes réussites de Wanetam, c’est surtout d’avoir impulsé une nouvelle dynamique dans la prise en charge locale des questions liées au diagnostic et au séquençage. « Au tout début, tout se faisait ailleurs. Maintenant, tout se fait localement », se réjouit le scientifique qui salue la validation par l’OMS du vaccin contre le paludisme mis au point par un membre du réseau Wanetam.

NKN

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