Le nombre d’intoxications à ce gaz, détourné pour ses effets récréatifs, augmente. Elles peuvent avoir des conséquences neurologiques graves et persistantes.

« Il y a d’abord eu les picotements dans les jambes. Puis, j’ai eu du mal à marcher et des sensations de décharges électriques. Plusieurs fois, j’ai cru que j’allais mourir », raconte Oussama. La voix est vive, le débit rapide. Comme s’il y avait urgence pour ce jeune homme de 28 ans, étudiant en pharmacie, à raconter ce qu’il a traversé ces dernières années presque à l’insu de son entourage. Oussama a 26 ans quand il « fait son premier proto avec une copine ». Comprendre inhaler du gaz hilarant que les scientifiques appellent protoxyde d’azote. « Je savais que des plus jeunes en prenaient. Pour moi, c’était un produit sans danger. Ce n’était rien du tout. » Croyait-il.

Du protoxyde d’azote, beaucoup en ont dans leur cuisine. Vendu sous forme de petites cartouches métalliques ou de bonbon…

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