C’est la Fédération internationale de football (FIFA) qui décidera si Ahmad peut briguer un deuxième mandat à la présidence de la Confédération africaine de football (CAF) le 12 mars 2021 à Rabat. Le gouvernement (Comité exécutif) de la CAF a en effet décidé que c’est à la FIFA de trancher au sujet de l’éligibilité du Malgache. L’actuel patron du foot africain venait pourtant d’avoir le feu vert de la Commission de gouvernance de la CAF.

Il y a désormais très peu de chances de voir Ahmad briguer sa propre succession à la tête du foot africain. Son éligibilité pour les élections du 12 mars 2021 dépendra en effet d’une décision de la Fédération internationale de football (FIFA). Une FIFA dont le Comité d’éthique avait suspendu le Malgache pour cinq ans, en novembre dernier. Et qui ne risque pas de changer d’avis au sujet de la probité du président de la Confédération africaine de football (CAF).

Rétabli au moins temporairement dans cette fonction par le Tribunal arbitral du sport (TAS), Ahmad a vécu une véritable douche froide, ce 6 février 2021 à Yaoundé. Alors que la Commission de gouvernance de la CAF, chargée d’étudier les dossiers des candidats, venait de le déclarer éligible pour le scrutin de mars, le « gouvernement » de la CAF (Comité exécutif) a, lui, décidé de ne pas suivre cet avis, en vertu de l’article 44 des statuts de l’institution. Celui-ci stipule en effet que la Commission de gouvernance « conseille » le Comité exécutif (ComEx) mais que ses décisions ne sont pas forcément souveraines par rapport à celles du ComEx.

Des débats très houleux

Différentes sources s’accordent à dire que la réunion du Comité exécutif, ce samedi, a été très houleuse. Ses membres ont discuté du rôle de la FIFA dans les futures élections. La Commission de contrôle de la FIFA, qui a d’ores et déjà validé les dossiers de l’Ivoirien Jacques Anouma, du Sud-Africain Patrice Motsepe, du Sénégalais Augustin Senghor et du Mauritanien Ahmed Yahya, doit-elle primer sur la Commission de gouvernance de la CAF ? Le ComEx a décidé que oui, à l’issue d’un débat orageux… D’un report des élections du 12 mars, pour qu’Ahmad ait le temps de clarifier sa situation auprès de la FIFA, il n’aurait en revanche jamais vraiment été question.

Dans le camp d’Ahmad, c’est en tout cas la stupeur. Le Tribunal arbitral du sport va se pencher sur la suspension de cinq ans infligée au Malgache. Ce sera le 2 mars prochain. D’ici là, il y a très peu de chance que la Commission de contrôle de la FIFA l’autorise à se re-présenter à la présidence de la CAF.

RFI

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