Une histoire de foncier défraie la chronique à Nguéniéne. En effet, le conseil municipal de ladite localité a affecté à une multinationale espagnole dénommée PRODUMeL 100 ha. C’est du moins ce que avance Idy Diogoul, porte-parole du jour des habitants Nguéniène peul. A l’en croire, ce site constitue une zone de pâturage vitale pour les populations en général et les éleveurs en particulier.

Dans une déclaration,  Idy Diogoul soutient que cette superficie constitue l’essentiel des rares sinon l’unique zone de pâturage pour les populations en général et les éleveurs en particulier. A titre d’exemple, Il renseigne que plus de 10 000 bovins, sans compter les moutons et les chèvres, paissent dans cette zone. En plus, souligne le porte-parole, la zone comporte deux marigots qui conservent l’eau de pluie jusqu’au mois de février, ce qui permet, dit-il, au bétail non seulement de paître mais aussi de s’abreuver. Il indique en outre que c’est la zone de transhumance de la majorité des pasteurs des arrondissements de Séssène et Fissel en saison sèche.

Pire, il soutient que l’affectation de cette surface à PRODUMEL tuera l’élevage dans cette localité. Et, d’après lui, « aucune mesure d’accompagnement n’est prévue». Idy Diogoul juge cependant les arguments avancés par la municipalité et repris par les autorités administratives pour justifier cette affectation d’une légèreté renversante. Pour ces autorités, d’après lui, cette affectation est liée à une forte demande des populations. Elles estiment, selon M. Diogoul, que cela permettra de lutter contre le chômage et l’exode rural car, pour eux, PRODUMEL emploierait des jeunes et des femmes pendant quelques mois de l’année comme ouvriers agricoles journaliers en raison de 2 000F/jour. Et le deuxième argument, indique M. Diogoul, défendu par ces autorités est qu’il n’y a qu’une famille qui s’oppose au projet : celle des DIOGOUL.

Ainsi, s’interroge-til, si ce projet tenait à cœur lesdites populations, pourquoi ne céderaient-elles pas leurs propres champs à PRODUMEL au lieu de lui affecter une zone de pâturage où passent plus de 10 000 bovins sans compter les ovins et les caprins ? En d’autres termes, le porte-parole du jour indique que la société fait preuve d’une boulimie foncière extraordinaire parce qu’auparavant, rappelle-t-il, la communauté rurale de Nguéniène avait affecté à PRODUMEL cinquante cinq hectares (55 ha) à Ndiemane et cent-cinquante hectares (150 ha) à Ballabougou, deux villages de la même zone nord de la commune ; soit un total de 255 hectares. « Elle demande plus et la Mairie lui attribue 100 hectares supplémentaires dans une zone de pâturage vitale pour les populations en général et les éleveurs en particuliers », se désole Idy Diogoul. Et aussi, ajoute-t-il, PRODUMEL, sans cœur, a payé 100 000 F/ha pour frais de bornage et contribué pour 15 millions par an au budget de la commune qui lui a affecté au total 355 ha.

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