«La nomination de Madame Aminata Assome DIATTA au poste de Ministre du Commerce et des PME en 2019 avait suscité beaucoup d’espoir pour le Syndicat national des Agents de l’Administration du Commerce (SYNACOM) et pour tous ses membres en ce sens qu’un cadre du Commerce, Commissaire aux enquêtes économiques, a été porté à la tête du Département et pouvait apporter beaucoup plus dans la mise en œuvre des politiques commerciales, avec l’engagement et l’appui de tous les collègues.

Mais contre toute attente, le SYNACOM a constaté que les actes qu’elle a posés jusqu’ici annihilent, de plus en plus, tous les efforts consentis, depuis 2012, par les plus hautes autorités de ce pays et les agents du Département.

De manière générale, son Management, pour une administration aussi stratégique que le Commerce, souffre de beaucoup d’insuffisances imputables à :

1. Un clientélisme politique exacerbé :

Il s’est surtout traduit dans le choix de ses collaborateurs et de ses actions prioritaires. A titre illustratif, comment comprendre la nomination d’un photographe avec un titre de conseiller technique du Ministre dans un Département en charge du commerce ?

Dans le même temps, ses collègues Commissaire aux enquêtes économiques, trouvés dans le Cabinet, ont été maintenus à des positions de Conseillers techniques de Département.

2. Une gestion solitaire défiant les règles élémentaires d’un leadership orienté vers le progrès :

En effet, sa toute dernière trouvaille concerne la vague d’affectations de Commissaires aux Enquêtes Economiques basée sur ses humeurs du moment et sans aucune objectivité. Avec cette dame, la rancune, le copinage, la camaraderie et le règlement de comptes constituent les maitres mots de sa politique managériale foulant au pied les règles élémentaires d’un bon fonctionnement d’une administration.

Quand la compétence n’est plus un facteur de promotion des agents, le désordre devient la règle détournant ainsi les agents de leurs missions régaliennes.

Comble de l’ironie, ces affectations, suivant une démarche « originale » et indiscrète, ont été décidées par un groupe d’arrivistes et ont été diffusées à travers les réseaux sociaux et non par le canal administratif habituel.

3. Un tâtonnement et une précipitation dans la gestion de certains dossiers pour donner un semblant de gages d’efficacité et de performances :

A titre illustratif, ce même ressenti est celui d’une bonne partie de l’opinion publique relayée par la presse notamment dans la gestion de la distribution du pain avec ses projets « JAYMA MBOUROU » et « JEGGUE » voués à un échec retentissant car d’application impossible (la plupart des start-up ont mis la clé sous le paillasson après quelques semaines de mise en œuvre et d’inactivité).

La même lecture a été faite, il y’a des mois, de la mesure prise rendant obligatoire la certification de conformité des masques barrières avant son retrait par le Ministre en charge de l’industrie.

D’ailleurs, le SYNACOM se réserve d’épiloguer sur les autres dossiers à travers lesquelles son incompétence, son laxisme et son ignorance se sont révélés jusque dans les salons du Conseil des Ministres.

4. Une communication excessive, lacunaire et non maîtrisée au service d’une ambition purement politique :

Nous invitons nos chers concitoyens à réécouter toutes les sorties médiatiques de Aminata Assome DIATTA pour comprendre ses limites techniques et communicationnelles.

5. Une menace de la stabilité sociale par le biais d’une mesure illégale, inédite, unilatérale et sournoise :

Cette mesure vise à faire bénéficier à des non ayants droits des avantages portant sur le produit des amendes, pénalités, transactions et confiscations établies en matière de contentieux économique.

Pourtant, cette dernière forfaiture s’est déroulée au moment où les agents de la Direction du Commerce intérieur (DCI) sont engagés aux côtés d’autres administrations dans la lutte contre cette crise sanitaire mondiale liée à la COVID 19. Ces agents, dans cette période d’incertitudes, font partie des fonctionnaires à occuper le terrain, conformément aux directives de Monsieur le Président de la République, les exhortant « à veiller à l’approvisionnement correct du pays en denrées et produits de première nécessité, tout en dissuadant d’éventuelles hausses indues des prix ».

Ces agents, sans aucune forme de protection fournie par l’autorité qu’elle est censée incarner, abattent quotidiennement un travail reconnu par tous les acteurs économiques et dont elle ne se lasse de se glorifier à chaque sortie médiatico-politique.

Au passage, nous invitons les corps de contrôle, les autorités du Comité de suivi de la « Force COVID-19 » à exiger un bilan détaillé et justifié du fonds de riposte mis à la disposition du Département à l’instar des autres Ministères.

A l’heure du bilan, il est important de rappeler que les résultats engrangés depuis 2012 au titre de la veille sur le niveau de l’offre et en matière de négociations commerciales pouvaient être fortement renforcés si Madame le Ministre était mue par l’intérêt général.

Au regard de tout ce qui précède et qui révèle au grand jour le mode de management catastrophique de notre Administration, le SYNACOM tient à alerter, d’une part, l’opinion publique et d’autre part à inviter les autorités du pays à plus de vigilance dans le choix des HOMMES. En effet, notre organisation est en phase avec tous les intellectuels qui invitent le Président de la République, dans le choix de ses collaborateurs, à exercer son pouvoir discrétionnaire sur une liste restreinte de cadres rigoureusement sélectionnés. Cette démarche devrait nous éviter de mettre à la tête de nos administrations des personnes aussi étroites d’esprit.

Le SYNACOM, pour faire face à la situation qui lui est imposée, usera de tous les moyens de droit pour le respect des acquis sociaux et la défense des intérêts de ses membres d’une part, et du consommateur sénégalais, d’autre part, car il ne saurait y avoir de compromission pour un combat de principes.

Aux autorités du pays, nous renouvelons notre disponibilité à œuvrer pour l’intérêt général ; aux consommateurs, non rappelons notre engagement à veiller à la sécurité sanitaire des aliments et à la défense de leur pouvoir d’achat ».
Le bureau du Syndicat national des agents de l’administration du commerce.

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