La prise en otage dont ont été victimes des soldats Bissau-Guinéens, au cours de la semaine dernière, est chose qu’ont condamnée vivement les pêcheurs de Marée Glacée de la Petite-Côte. Ces derniers qui entendaient exprimer leur désaccord, face à cet acte assimilable à un enlèvement, posé par quelques-uns de leurs collègues, ont tenu à se démarquer de leurs auteurs. Abdoulaye Sall, Pêcheur à Mbour Téfess, a porté la parole des pêcheurs de Marée Glacée de la Petite-Côte. Et c’était aussi pour inviter les autorités des deux pays à se mettre autour d’une table pour arrondir certains angles.

‘’Nous déclarons que nous nous démarquons des pratiques consistant à ramener de force des soldats Bissau-Guinéens aux côtes sénégalaises. Depuis 1990 nous pêchons en territoire Bissau guinéen. Nous avons été toujours victimes de tracasseries de la part des garde-côtes Bissau guinéens. Mais, nous avions toujours su négocier avec eux, avec intelligence et respect’’, a-t-il déclaré ce lundi 13 décembre 2021, au cours d’un point de presse.

À cette occasion, ils ont demandé ‘’à l’État du Sénégal de diligenter des négociations avec la Guinée Bissau pour que les aires marines protégées soient balisées. Parce que les limites de ces aires marines protégées sont souvent à l’origine de controverses entre les pêcheurs sénégalais et les garde-côtes Bissau-Guinéens’’.

À ses collègues, M. Sall a lancé une invite au respect des consignes. ‘’Sachant que ces incidents peuvent être à l’origine de tension diplomatique entre nos deux pays et conduire à des bavures militaires aux conséquences dramatiques, nous appelons tous nos frères pêcheurs à la raison et à la retenue’’.
Ceux qui pêchent avec des filets monofilaments, dans les eaux Bissau-Guinéennes n’ont pas été laissés en rade. Le vieux Abdoulaye Sall, porte-parole des pêcheurs de Marée Glacée de la Petite-Côte a relevé qu’ils ‘’sont tout simplement dans l’illégalité et doivent se conformer à la législation Bissau-Guinéenne s’ils veulent travailler en paix et en toute quiétude’’.

Revenant sur cette prise d’otages qui les a poussés à briser le silence, M. Sall a relevé qu’ils ont été, à plusieurs reprises, contraints de payer des amendes, sans aucun fondement légal. ‘’Il nous arrive même de payer des amendes en pleine mer, malgré le fait que nous détenions nos licences de pêche dûment signées par les autorités de la Guinée Bissau. Mais, nous ne leur avons jamais opposé une quelconque résistance’’.

NKN

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