Dans une interview exclusive accordée à France 24, le président tchadien Mahamat Idriss Déby raconte les circonstances de la mort de son père en avril. Il dément les rumeurs qui en attribuent la responsabilité à des militaires tchadiens mécontents et affirme qu’il a bel et bien été tué par des rebelles.

Agé de 37 ans, président du Tchad depuis avril 2021, il rejette les accusations de coup d’état institutionnel, estimant que les circonstances dramatiques ont imposé sa désignation à la tête du pays. « Un coup d’État, c’est quelque chose de prémédité et ce qui s’est passé au Tchad, personne ne l’a prévu et c’est pour ça d’ailleurs que l’Union Africaine soutient aujourd’hui cette transition », souligne-t-il, l’UA ayant en effet refusé de prendre des sanctions contre le pays.
Mahamat Idriss Déby réfute avoir été « adoubé » par le président Macron et clame que le Tchad est un pays souverain. « C’est un choix qu’on a fait, la France a compris ce choix », affirme-t-il, « ce n’est pas la France qui a fait ce choix ».
Dialogue national et transition
Le président tchadien pense que le calendrier de transition prévue pour durer 18 mois « est dans le bon timing » pour être respecté et qu’un dialogue national inclusif avec toutes les forces politiques ainsi que les groupes armés est en train de se concrétiser.
Il avertit qu’un retour des mercenaires tchadiens de Libye n’est pas acceptable sans un désarmement préalable.
Mahamat Idriss Déby confirme que l’ancien président de Centrafrique François Bozizé, qui avait tenté de prendre le pouvoir il y a quelques mois, se trouve actuellement à N’Djamena « à la demande du président angolais », ce dernier ayant initié un processus de médiation du conflit centrafricain.

NKN

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