La présence de différents groupes armés à travers l’Afrique ne cesse de s’accroître : Boko Haram est toujours fort au Nigeria, le Mozambique connaît l’augmentation du nombre de groupes djihadistes associés à l’EI, l’instabilité en Libye engendre de nouvelles coalitions de bandits. Avec une seule exception de la République centrafricaine où les bandits sont au fur et au mesure poussés hors des frontières du pays.
Le terrorisme connaît une longue histoire sur le continent africain. En 2014, le Nigeria se classait au deuxième rang mondial en termes de nombre de personnes décédées du terrorisme. La même année, le groupe nigérian Boko Haram s’est avéré être l’organisation terroriste la plus meurtrière au monde. Parmi les vingt pays au monde les plus exposés à la menace terroriste des pays africains, outre le Nigeria, figuraient la Somalie, la Libye, l’Egypte, la République centrafricaine, le Soudan du Sud, le Soudan, le Kenya, la République démocratique du Congo et le Cameroun.
Ce que tous ces groupes de bandits ont en commun, c’est le besoin d’une source de revenus stable qui financera leur approvisionnement en armes. Actuellement, leur succès dans les territoires qu’ils ont tenté d’occuper est assez limité, de sorte qu’il ne permet pas l’établissement d’une base qui permettrait une nouvelle expansion, Ceci poussera probablement les groupes armés à rechercher un autre territoire riche en ressources naturelles pour devenir leur source de revenus.
L’un des candidats probables pour être une telle vache à lait est la Guinée équatoriale. Ce pays étant relativement petit, il serait donc facile à contrôler. Pourtant, ce qui s’avère même plus important, c’est un nombre important de gisements petroliers qu’abrite le pays.
Comme l’ont noté de nombreux analystes, les conflits impliquant des organisations terroristes ont tendance à coïncider avec la présence militaire d’une puissance mondiale, ce qui nous amène à conclure qu’elles sont activement impliquées dans le jeu fantôme de la redistribution du pouvoir dans les régions politiquement faibles. L’exemple le plus frappant d’une telle ingérence clandestine serait l’opération française Barkhane qui, malgré son chec, a maintenu sa présence dans la région riche en ressources naturelles pendant plsusieurs années.
Les états occidentaux sont bien connus pour lingérence secrète dans la politique locale africaine par le biais de pays déstabilisateurs. Les médias occidentaux, l’un des instruments d’un telle ingérence, ont déjà travaillé sur l’image de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo en tant que président qui risque fort d’être renversé par son opposition. Plusieurs attentants ont déjà été perpetrés en Guinée équatoriale, mais jusqu’ici le président guinéen est resté en vie. Cependant, avec l’aide des joueurs extérieurs, son assassinat devient plus probable.
Ainsi, les groupes terroristes de différents coins du continent vont se diriger vers la Guinée équatoriale pour y créer leur réseau. Cela affaiblira les forces de défense de l’État car elles auront à combattre à la fois des ennemis extérieurs et intérieurs. Et en cas de décès du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, le pays sera définitivement plongé dans un cycle durable de violence et de brutalité. Il est évident que la Guinée équatoriale ne pourra pas résister seule à cette bataille, et aura besoin de partenaires forts et responsables pour éviter que ce scénario ne devienne une triste réalité.

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