Tout est bon dans le mouton « , serait-on tenté de dire en écoutant Serigne El Hadji Malick Guèye, un érudit musulman qui tenait une conférence de presse sur cette question qui peut sonner bizarre à l’oreille des Sénégalais. La tabaski est cette fête annuelle durant laquelle chaque musulman qui en a les moyens doit égorger un mouton, en commémoration de l’acte de soumission d’Abraham à Dieu. En effet, ayant reçu injonction d’égorger son fils Ismaël en l’honneur de Dieu, la tradition islamique nous apprend qu’au moment de passer à l’acte, son fils a été miraculeusement changé en mouton. Pour Serigne El Hadji Malick Guèye, l’acte de muer une âme, celle d’Ismaël, en celle d’un mouton, confère par là même une sacralité et des pouvoirs à ce mouton de Tabaski. A cet effet, Serigne Malick Guèye a produit un opuscule sur  » les extraordinaires bienfaits du mouton de Tabaski « . Si on en croit cet érudit, toutes les parties du mouton de Tabaski, ou presque, allant de la corde avec laquelle on a attaché le mouton, le foie, le sang, le couteau qui l’a égorgé, etc. ont des vertus qui ne sont connues que des initiés. Celles-ci vont de la guérison de l’impuissance à la quête de l’intelligence, en passant par la protection contre les rapports sexuels hors mariages, etc. Morceaux choisis :  » Le foie du mouton grillé sur lequel est inscrit « Mouddou hamatani » qu’on retrouve dans la sourate Rahmane, permet, à la personne qui en mange, de ne jamais entrer en prison, et personne ne peut le faire emprisonner  » ; boire le bouillon des testicules fait éviter l’impuissance, etc. Le marabout a tenu à les donner en partage à ses semblables dans un livre-guide pour toutes les familles.Publicité

Senegal7 avec Seneweb

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