Alors qu’Andrew Cuomo est pressenti pour un poste dans l’administration présidentielle, une ancienne collaboratrice vient de l’accuser sur les réseaux sociaux.

Un timing embarrassant. Alors que plusieurs médias américains ont révélé que le gouverneur de New York, Andrew Cuomo, fait partie des candidats au poste de procureur général de l’administration Joe Biden, il vient d’être accusé de «harcèlement sexuel» par une ancienne collaboratrice, Lindsey Boylan.

La conseillère s’est fendue d’une longue série de tweets sur le harcèlement des femmes au travail. Dans un des messages, elle accuse l’homme de 63 ans, ancien secrétaire au logement de Bill Clinton et gouverneur depuis 2011. «Oui, le gouverneur Cuomo m’a harcelé sexuellement pendant des années. Beaucoup de gens l’ont vu sans réagir». La jeune femme affirme qu’elle ne «savai[t] jamais à quoi s’attendre : serais-je passé sur le grill à propos de mon travail (qui était très bon), ou harcelé sur mon apparence… Ou serait-ce les deux dans la même conversation? Ça a été le cas pendant des années».

Un départ houleux en 2018

La victime présumée n’a évoqué aucun détail particulier. Après sa prise de parole, la politicienne a précisé qu’elle ne souhaitait pas parler aux journalistes, mais qu’elle faisait cela pour «refléter les expériences d’innombrables femmes et de faire cesser les abus».

Lindsey Boylan aurait eu plusieurs postes dans l’équipe du gouverneur Cuomo : vice-présidente d’Empire State Development, puis conseillère en développement économique entre 2015 et 2018. Selon le New York Post , son départ aurait été plutôt houleux, et elle-même fait face à plusieurs accusations. Trois employés noirs l’auraient ainsi décrite comme un «petit tyran» les traitant «comme des enfants» de par leur couleur de peau. Elle aurait également laissé une ardoise de frais de transport de 8000 dollars et aurait démissionné à la suite de ces incidents. Depuis cette année, Lindsey Boylan est candidate à la présidence de l’arrondissement de New York.

Du côté d’Andrew Cuomo, pas de réaction officielle pour le moment, les porte-parole de son administration n’ayant pas répondu aux questions sur les réseaux sociaux. L’une d’entre eux a néanmoins affirmé qu’il «n’y a tout simplement aucune vérité dans ces allégations», selon le New York Post.

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