Loin du prix plancher qui a été fixé par le comité national interprofessionnel de l’arachide (250 Fcfa), des paysans vendent leurs productions dans certaines localités entre 200, 215 et 220 Fcfa.

Ce phénomène est surtout favorisé par certains opérateurs qui poussent ces derniers à brader leurs récoltes au profit des commerçants « bana-bana » qui paient comptant.

Cette situation est aussi due à la faible densité des graines occasionnant d’ailleurs le retard noté par rapport à l’entrée dans la campagne de commercialisation de l’arachide des chinois et autres exportateurs, en dépit des voix discordantes pointant du doigt la taxe de 30% comme source de blocage de l’exportation. Toutefois, dans le monde rural, les producteurs ne cessent de réclamer l’arrivée des chinois qui avaient mis la barre très haut en dépassant de loin le prix plancher.

Pour cette année, la Sonacos Lyndiane quant à elle se frotte les mains avec une collecte de 16.000 tonnes (à la date du 20 décembre). Et l’on nous apprend également que la Copéol a commencé depuis une dizaine de jours à réceptionner des camions.

Pour les deux huiliers précités, le problème se situe au niveau de la cadence relative à la réception, car certains camions passent souvent des jours devant l’enceinte de ces usines sans pour autant décharger leur contenu. Un retard qui n’arrange guère les camionneurs qui doivent effectuer plusieurs rotations.

Actuellement, le constat est que la campagne de commercialisation de l’arachide coninue à tourner au ralenti dans le Saloum…

NKN

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here