jeudi, 19 mai, 2022
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Grève de la faim à la prison de Koutal : Me Assane Dioma Ndiaye plaide pour une humanisation dans les lieux de détention…

par Sunugalnews.com

Depuis hier, une vidéo circule sur les réseaux sociaux où l’on voit des prisonniers de la maison d’arrêt de Koutal en grève de faim. Les raisons évoquées sont la présence de vers de terre dans les plats des détenus et le fait qu’il n’y a pas eu beaucoup de graciés lors du dernier décret présidentiel dans cette maison d’arrêt de Koutal.

Joint au téléphone, Me Assane Dioma Ndiaye a fait savoir que le colonel Bocandé l’a rassuré sur le fait que des efforts sont en cours pour moderniser cette prison. Il lui a signifié qu’il veut faire de cette prison l’une des plus compatibles avec la dignité humaine. « Ils ont donné des gages aux pensionnaires de la maison d’arrêt de Koutal afin que ce qui s’est produit surtout au niveau de l’alimentation ne se reproduise plus, mais également de l’amélioration des conditions de détention, » souligne l’avocat défenseur des droits de l’homme. 

Le droit de l’hommiste trouve problématique le fait d’isoler des détenus, de les amener à des kilomètres de leurs familles. « Vous pouvez être transféré à Koutal si vous êtes condamné à Saint-Louis, à Ziguinchor, à Thiès, à Diourbel alors que nous savons que le droit à la visite est un droit garanti à toute personne privée de liberté, » précise-t-il. La robe noire dit prendre acte des engagements et surtout des informations reçues, de la rénovation qui est entreprise au niveau de cette maison d’arrêt pour la rendre beaucoup plus humaine. 

Par rapport au surpeuplement, il laisse entendre que les situations ne sont pas toutes pareilles dans les maisons d’arrêt. « Il y en a qui sont carrément surpeuplées que ce soit à Rebeuss, à Thiès, à Mbour et cela impacte sur le niveau de vie, sur la promiscuité, sur les droits à la santé des détenus, sur le droit à la préservation de leur dignité, » mentionne-t-il.  

Il ajoute qu’il faut allier la construction de nouvelles prisons à des conditions structurelles qui permettent d’amoindrir les longues détentions provisoires et aller vers des peines alternatives tant que la personne qui est dans les liens de la détention ou qui est en faute avec la société n’est pas dans une situation où il faille l’isoler carrément. 

Me Assane Dioma Ndiaye de mentionner qu’il y a des réformes urgentes. Il faut aller vers les juges de la détention ou de la liberté pour éviter la systématisation des mandats de dépôt

NKN

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