Arrivé à la tête de la Tanière en mars 2015, après le limogeage d’Alain Giresse, suite à l’élimination des Lions dès le 1er tour de la CAN de cette année-là en Guinée équatoriale, Aliou Cissé avait, dans un premier temps, bénéficié d’une prolongation jusqu’en janvier 2019, au lendemain du Mondial Russie 2018, puisqu’il avait atteint tous les objectifs qui lui ont été assignés lors de sa première signature. Avant même la CAN 2019 en Égypte, il a bénéficié de la confiance des dirigeants, qui lui avaient, par la même occasion, demandé d’atteindre la finale de la CAN, objectif prioritaire du Sénégal qui n’avait plus gouté aux délices d’une finale continentale depuis 2002 avec Bruno Metsu. Alors, après le 31 août dernier, date marquant la fin du contrat qui les liait, les deux parties ont engagé des pourparlers. Si les dignitaires de la FSF n’ont pas anticipé les discussions, c’est parce qu’ils étaient engagés dans la campagne électorale qui a abouti à la réélection du président Me Augustin Senghor pour un 4ème mandat. Cet objectif atteint, les deux parties avaient convenu d’entamer le dialogue mais tout en n’oubliant pas les deux premières sorties des Lions, dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du Monde 2022. D’ailleurs, c’est pourquoi Aliou Cissé a tranquillement conduit les Lions qui se sont imposés face aux Éperviers du Togo et aux Diables rouges du Congo, les 1er et 7 septembre derniers à Thiès et à Brazzaville. 

Matar Bâ refuse une augmentation salariale 

Cependant, il y a eu des points d’achoppement dans les négociations. Le sélectionneur a exigé deux ans de contrat. Mais n’étant pas les payeurs, le président de la FSF, Me Augustin Senghor et son 2ème vice-président, Abdoulaye Sow, qui chapeautent le dossier auraient accompagné Aliou Cissé chez le ministre des Sports, Matar Bâ, pour une séance d’explications. Le sélectionneur a alors réitéré son envie de poursuivre l’aventure jusqu’en 2023, non sans demander une augmentation de salaire. Malheureusement, sa requête n’a pas eu d’écho favorable auprès du patron du sport sénégalais pour qui il n’est pas question d’augmenter un centime aux 15 millions FCFA d’émoluments mensuels que le sélectionneur perçoit en net d’impôts. Malgré les conciliabules, Matar Bâ est resté intransigeant. 

En réalité, la proposition de deux ans de contrat a été faite depuis belle lurette. Sauf que l’instance faitière a, en un moment donné, voulu faire signer au sélectionneur un avenant de contrat jusqu’à la CAN 2022, soit un bail de 6 mois, histoire sans doute d’éviter de se retrouver dans une position inconfortable si d’aventure les choses ne se passaient pas bien au Cameroun. Finalement, des clauses ont été introduites dans le contrat et l’on apprend qu’aucune des parties ne sera lésée au moment d’une éventuelle rupture. 

Alors, le vendredi 17 septembre, Aliou Cissé a déposé à la FSF, la liste des joueurs concernés pour la double confrontation avec la Namibie, prévues les 9 et 12 octobre à Thiès et à Johannesburg (Afrique du Sud), pour les 3ème et 4ème journées des qualifications au Mondial 2022. Trois jours après, c’est-à-dire le lundi 20 septembre, il a été convoqué par le président Augustin Senghor. Les deux hommes ont eu un tête-à-tête dans les bureaux privés de ce dernier sis VDN. Ils se sont parlé pendant plus de trois tours d’horloge. Le seul et unique point à l’ordre du jour tournait autour du contrat du sélectionneur qui va finalement le parapher avant de quitter les lieux. 

Silence radio de Me Augustin Senghor 

Aliou Cissé est ainsi récompensé pour les probants résultats de son équipe, qui n’a jamais perdu de match en éliminatoires, tant pour la Coupe du monde que pour la Coupe d’Afrique des Nations, en 6 ans de règne au cours desquelles elle n’a essuyé que trois défaites en matchs officiels. 

Cependant, les nouvelles équipes du Comité exécutif et du Comité d’urgence n’ont pas été officiellement saisies d’une quelconque prolongation de contrat de Cissé. Et l’on ne sait pas si le président de la FSF s’est personnellement entretenu avec les membres concernés pour les informer de la signature du sélectionneur. En tout cas, à chaque fois que RECORD l’a interpellé sur la question pour en savoir plus, le président Senghor n’a prend jamais pris la peine de répondre. Et, il n’est pas le seul. Sur la question, son 2ème vice-président, Abdoulaye Sow, fait aussi le mort. 

Sunugalnews avec Igfm

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