La dualité continue d’être maintenue pour la mairie de Dakar au sein de la coalition Yewwi Askan Wi. En effet, aucun des deux favoris n’a voulu lâcher du lest. Barthélémy Dias et Soham Wardini font renaître un contentieux qui date de 2014. Et c’est à l’ancien maire de Dakar à savoir Khalifa Sall de choisir. Un choix qui risque d’anéantir sa vie politique.

Un devoir de reconnaissance à Soham

Aux élections locales de 2014, la liste de Taxawu Dakar était dirigée, dans la commune de Mermoz Sacré-Cœur, par celle qui est aujourd’hui la mairesse de Dakar. Après avoir battu campagne et gagné la commune, Soham a dû laisser la place à Barthélémy Dias à la demande de Khalifa Sall. C’est ainsi qu’elle a rejoint la Ville de Dakar aux côtés du maire. Khalifa était loin de s’imaginer que le même scénario allait encore se dérouler en 2021. Aujourd’hui, il se trouve entre le marteau et l’enclume. Et serait certainement gêné de requérir la même demande à celle qui lui a été toujours fidèle.

Mais le problème n’est pas que ça. D’après nos sources, « le choix pour le candidat de Yewwi à Dakar est retardé par Khalifa, même si la majorité est avec Barthélémy ». Si le choix est porté sur l’actuelle mairesse de Dakar, cela risque de créer encore un malaise dans une coalition qui est déjà mal en point.

Au-delà de la dette due à Soham, Khalifa joue son avenir politique. En effet, d’après un analyste politique, il risque de se produire la même dualité qui avait existé entre Tanor et Khalifa. La popularité de Khalifa a connu un essor remarquable avec son accession à la mairie de Dakar. En plus d’être le pivot au sein du Parti socialiste, Khalifa était devenu incontournable. L’on se rappelle la scission du parti avec les pro-Khalifa.

Par ailleurs, la Ville de Dakar détient un potentiel qui permet à celui qui l’administre d’obtenir facilement la sympathie de la population. Il y a notamment le budget qui, chaque année, dépasse 50 milliards. En outre, Dakar constitue le quart de l’électorat du Sénégal.

Ainsi, Dias-fils, une fois maire de Dakar, pourrait enterrer définitivement Khalifa Sall qui visiblement a toujours des ambitions présidentielles. En tout état de cause, il ne reste que des heures pour désigner celui qui mènera la barque. Khalifa devra donc choisir, à ses risques et périls.

NKN

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