Mbaye Sow, né le 5 juillet 1967 et son épouse Abibatou Ndiaye née le 20 août 1974, ont été attraits à la barre du Tribunal des Flagrants délits de Dakar pour répondre des faits de vol avec usage de fausses clés, d’un montant de 5 millions au préjudice de Coura Ndiaye, communément appelée Coura Macky.
L’audience a été renvoyée jusqu’au 12 novembre prochain pour la comparution du menuisier du quartier.

Domiciliée à Ouakam, la plaignante Coura Ndiaye est la sœur de la prévenue. D’après elle, pour aider sa sœur, elle lui a proposé de venir habiter chez elle. En partant aux États-Unis, Coura Macky lui avait confié sa maison. Selon la plaignante, elle avait gardé 15 millions de francs Cfa dans ma chambre avant de partir en voyage. » Une fois aux États-Unis, un ami m’a proposé des terrains à Mbour. Voulant acheter ces terrains, j’ai appelé ma sœur pour qu’elle cherche un menuisier qui pourra ouvrir ma chambre afin qu’elle puisse récupérer l’argent que j’ai laissé sous mon lit. Au contraire, elle a appelé son mari pour voler mon argent. Moi, je lui avais donné comme instruction de ne prendre que 2 millions pour l’achat de deux terrains y compris les dépenses diverses. Ce qui faisait un total de quatre (4) millions de nos francs. À mon retour du voyage, ma sœur a quitté illico presto la maison. Ce qui était un peu bizarre pour moi. Par la suite, je suis entrée dans ma chambre et j’ai constaté qu’il ne restait que 6 millions au lieu de 11 millions. Quand, j’ai interpellé le menuisier que j’avais recommandé à ma sœur, ce dernier m’a dit qu’il n’a jamais défoncé ma porte et que ma sœur n’est jamais venue le chercher », a expliqué la victime qui ne s’est pas fait prier pour traîner en justice sa demi-sœur ainsi que son gendre.

Interrogée à son tour, Abibatou Ndiaye a nié les faits qui lui sont reprochés. Pour sa défense, elle explique qu’il y avait trois paquets de cinq millions dans la chambre de sa sœur. « J’ai cherché un menuisier en vain. Ne trouvant pas de solution, j’ai appelé mon mari pour qu’il vienne m’aider. Mais malheureusement, il n’a pu rien faire. C’est là que j’ai rencontré un jeune homme par hasard pour qu’il m’aide. Après son départ, j’ai constaté le manquement », a-t-elle expliqué. 

Quant à l’époux, il souligne qu’Abibatou est sa deuxième femme. Ce jour-là, poursuit-il, il était venu pour l’aider. 

Pourquoi vous êtes allé voir votre femme, alors que vous n’avez jamais mis les pieds dans cette maison jusqu’à ce qu’on parle de 15 millions ?  Questionne le juge. « C’est une simple coïncidence. Mes parents m’ont obligé à aller dans cette maison parce qu’Abibatou est ma deuxième femme. Et, en tant que musulman, je dois mettre mes femmes au même pied », dira-t-il…
Au final, l’affaire a été renvoyée jusqu’au 12 novembre prochain pour comparution du menuisier. 

NKN

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