Faire face à la dette publique est un défi majeur pour les États africains en voie de développement et d’émergence.

Aujourd’hui, l’écrasante majorité des pays de l’Afrique subsaharienne soit un total de 48 pays est classée “pays à risque de surendettement élevé ou en détresse”, au moment où le Sénégal est compté parmi les “pays à risque de surendettement modéré”, a souligné ce dimanche 12 décembre, devant les députés, le ministre du Budget et des finances, Abdoulaye Daouda Diallo.

Selon le ministre, cette classification consolide une tendance vers un possible désendettement. « Le Sénégal est en train de se désendetter. Car si l’on considère le stock de la dette de l’Etat central rapporté au PIB, il est projeté à 66,7% à 2021 contre 64,6% prévus en 2022, soit une baisse de 2,1 points de pourcentage. En fin 2023, avec les revenus du pétrole et du gaz, la tendance baissière devrait se poursuivre pour se stabiliser à un taux de 55 voire 56 % du PIB », s’est-il exprimé .

« C’est pourquoi nous maintiendrons, comme boussole de notre politique d’endettement, l’adage qui dit « prudence est mère de sûreté » , a-t-il précisé.

A cet effet , le Sénégal compte privilégier « les ressources concessionnelles, le marché financier régional et les partenariats public-privé, afin de maintenir l’endettement sur une trajectoire soutenable et viable » , a indiqué Abdoulaye Daouda Diallo.

« Le recours aux financements non-concessionnels ne sera retenu que pour financer les projets présentant un taux de rendement interne élevé », a fait savoir le ministre du Budget et des finances.

NKN

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