lundi, 5 décembre, 2022
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Crise à la SENELEC : Le Duo Bitèye-Aîdara, au cœur de la bamboula !

par Sunugalnews.com

Sunugalnews: Depuis quelques temps, les coupures qui étaient devenues un mauvais souvenir, sont revenus en force au Sénégal. La preuve que quelque chose ne tourne plus rond dans la machine Senelec. Et c’est le spectre d’un arrêt généralisé du système de fourniture d’électricité du Sénégal que le directeur Général, Papa Mademba Bitèye, et le syndicaliste et non moins secrétaire général du Sutelec, Habib Aïdara, qui est mis en branle pour tirer la sonnette d’alarme. Brandir la liste de sociétés publiques et d’autres structures privées qui ne se seraient pas acquittées de leurs factures, c’est le procédé qu’a choisi Habib Aïdara pour pousser celles-ci à passer à la caisse. Une posture révélatrice d’un mode de gestion très cavalier pour une société aussi stratégique que la Senelec. Car en réalité, derrière le syndicaliste se cache le directeur général Bitèye. Une posture qui est presque devenue une règle dans la gouvernance Bitèye. Voir les syndicalistes prendre en charge la plupart des combats de la société, est devenu une règle. 

Il y a d’abord eu cette polémique avec l’Aibd par le biais de son DG Doudou Ka qui a démenti devoir de l’argent à la Senelec avec une précision selon laquelle, c’est limak-Aibd qui aurait des factures impayées. Puis, c’est autour de Aïdra de monter au créneau sur la RFM, le mercredi 17 Août,  pour déclarer ceci :  « les fournisseurs, ce sont les producteurs indépendants qui nous fournissent des énergies et qui sont restés des mois sans être payés. Ils ont envoyé des lettres de mise en demeure à la Senelec et si Senelec ne paye pas, ils vont suspendre la fourniture. Si on en est arrivé à cette situation, c’est parce que la Senelec a des problèmes de recouvrement auprès de l’administration centrale, auprès des agences autonomes comme l’Apix, l’Ageroute, l’Agetip, Lonase, limak-Aibd, RTS. Ce sont des structures autonomes qui doivent énormément d’argent à la Senelec ». 

Une sortie qui sera suivie d’un démenti émanant d’un communiqué de la RTS, citée parmi les mauvais payeurs, et qui se défend de devoir quelque facture impayée que soit à la Senelec.  Dans le discours du très médiatisé syndicaliste, l’on a bien compris que l’entreprise nationale a du mal à honorer ses engagements vis-à-vis de ses fournisseurs et cherche actuellement 100 milliards de francs CFA, avec le risque de voir un black-out se produire dans tout le pays et dans les prochains jours. Autrement dit, que la distribution normale de courant au Sénégal pourrait être arrêtée à tout moment.  Une manière de préparer l’opinion, en vue de se dédouaner au cas où cela se produirait.

Plus 100 milliards de Fcfa dus aux banques et aux fournisseurs par la Senelec


A écouter le syndicaliste Aïdara menacer de la sorte, l’on ne peut qu’être étonnés car le phénomène des factures impayées, est loin d’être une nouveauté pour la Senelec et les directeurs généraux qui s’y sont succédés. Tous les fournisseurs de l’Etat aussi connaissent le même sort. Mais ce qui est somme toute curieux dans cette affaire, c’est le fait, selon des sources, « qu’une partie du personnel commercial de Senelec, à qui est dédié le rôle du recouvrement, reçoive des primes, mais peine à recouvrer les montants dus par toutes ces sociétés à gestion privée comme Limak-Aibd Suma ? ». Ce qui les laisse perplexes quant à l’utilité et l’efficacité du recouvrement. 
Une chose qu’on ne dit toutefois pas clairement, c’est que les entités publiques citées, ne doivent même pas 3 milliards à la Senelec.
Une sortie de Habib Aidara qui n’est rien d’autre que de la manipulation et un subterfuge utilisé pour masquer la gestion chaotique de Pape Mademba Bitèye.

Sur la menace de black-out par exemple, rappelons qu’un arrêt généralisé de la fourniture d’électricité a eu lieu, le 19 juin 2022. Ce qui revient à dire qu’il n y a nul besoin de factures impayées pour que cela se produise. Ce qui cache sans aucun doute, des problèmes de mangement aigus. D’ailleurs, à l’époque, la centrale construite sur le barrage de Manantali avait été pointée du doigt. Sauf qu’elle n’avait aucune responsabilité dans ce qui est arrivé. La centrale de Manantali est en effet cette centrale partagée par le Sénégal, le Mali et la Mauritanie et  fournit de l’énergie hydro-électrique aux 3 états. La vérité est que Manantali avait suspendu sa liaison avec le Sénégal, à un moment où elle devait faire la maintenance de son réseau. Une information qu’elle avait pourtant transmise plus d’un mois à l’avance à Senelec, avec des réunions avec la direction générale de la Senelec et ses équipes techniques, afin qu’elle prenne ses dispositions. Mais cette dernière, pour cause de mauvaise planification de ses différentes sources d’alimentation (centrale au fuel, centrale à charbon, centrales solaires, etc), n’avait malheureusement pas pu anticiper et gérer la situation, de telle sorte que toute la fourniture d’électricité dans le Sénégal tout entier, avait été interrompue.

Ce qu’on ne nous dit pas aussi, c’est que la Senelec doit plus de 100 milliards aux banques et à ses nombreux prestataires. Elle se trouve ainsi dans l’impossibilité de faire face à la plupart de ses engagements. Des fournisseurs dont des sources internes, assurent que le nombre aurait curieusement augmenté et atteint un peu plus de 300, avec dans le lot une majorité de prestataires non qualifiés pour les missions qu’ils effectuent. L’on signale également, les mauvaises habitudes qui ont repris avec des employés qui ont créé des sociétés ou groupements d’intérêt économique et sont devenus eux aussi, des prestataires de la société.   

Derrière cet écran de fumée, se cache en réalité un gros mensonge qui consiste à faire croire que la cause des problèmes de l’entreprise ne serait en réalité liée qu’à ces structures qui lui doivent de l’argent, alors que c’est plutôt la gestion cavalière et désinvolte de la société qui est en cause. 
2 immeubles achetés respectivement à 8,5 milliards et 1,5 milliard

Les actes posés par Pape Mademba Bitèye laissent en tout cas croire qu’il s’amuse avec l’argent de la Senelec, tant les opérations financières qu’il réalise, laissent songeurs quant à leur opportunité. Comme par exemple l’achat de ces deux immeubles. Le premier se trouve à Keur Gorgui et a coûté  8,5 milliards à la Senelec, en plus de 1 milliard dépensé dans les travaux de finition. C’est d’ailleurs dans cet  immeuble qu’a déménagé l’agence principale de Sacré-Cœur dirigée par le syndicaliste Habib Aïdara, lui-même bombardé chef d’agence principale par Papa Mademba Bitèye. Quant au second immeuble, il est situé à Mbao et a coûté 1,5 milliard et ses travaux de finition ont nécessité 500 millions. Et pour acquérir ces deux immeubles, le directeur général de la Senelec a dû emprunter 10 milliards auprès des banques commerciales. Ce qui est toutefois loin d’être compréhensible, c’est le fait que la Senelec possède déjà 3 terrains en ville et 1 terrain aux Maristes qu’il pouvait bien construire avec moins d’argent que ces acquisitions qui plombent davantage la boite. Difficile en effet de savoir pourquoi elle n’a pas construit sur ces terrains afin de soulager la trésorerie de la Senelec contre la pression des loyers excessifs et utiliser le reste des locaux en ville pour des locations sous forme de plateaux. 

Dotation de carburant en hausse, prime minimum d’un million, augmentation de salaires de 15%, contrats spéciaux pour des retraités, etc
Là n’est pas le seul problème. Avec Bitèye, il faut acheter la paix sociale et s’assurer une gestion tranquille. Le syndicaliste Habib Aidara est à la manœuvre. L’option est dès lors d’octroyer des avantages aux salariés, quand bien même ils sont loin d’être supportables par la société. Les employés de Senelec

ont évidemment le droit de bénéficier d’avantages, mais ce qui est critique dans la manière de faire, c’est bien le fait que la boite ne soit pas en mesure de supporter toutes ces charges sur son dos. 

Derrière cette sortie médiatique qui n’est en réalité que de la manipulation, se cache une gestion hasardeuse, pour ne pas dire approximative, faite d’avantages accordés aux salariés avec des primes de pas moins d’un million pour les plus petits bénéficiaires, de plafonds de montants dédiés à l’achat de véhicules de fonction relevés et de volumes de dotations de carburant augmentés. Bref une vraie bamboula pour une société qui a annoncé des bénéfices de 41 milliards et qui peine à payer ses salaires et ses primes (10% des 41 milliards auraient été distribués), si ce n’est par la voie du recours aux emprunts bancaires, avec toutefois une atteinte du plafond de découvert autorisé. Une situation qui a d’ailleurs poussé l’entreprise à ouvrir des comptes dans toutes les nouvelles banques afin de pouvoir s’endetter, encore et encore. Même pour payer ses salaires, elle est obligée d’utiliser le même procédé de découvert. La conséquence est sans appel. Senelec se retrouve avec une trésorerie exsangue.
Une autre conséquence, celle-ci encore plus fâcheuse, c’est le fait qu’elle se retrouve dans une situation telle que les banques encaissent tout le cash issu des ventes de Woyofal afin de rentrer dans leurs fonds. 

Ce ne sont pas seulement les primes à la discrétion du Directeur général qui sont en cause dans cette gestion. En effet, si on en croit des sources, ce sont aussi les sursalaires payés et soumis à la discrétion du seul DG, les plafonds des cars plans et les dotations de carburant qui ont explosé.
S’agissant du plafond des montants dédiés à l’achat de véhicules de fonction par exemple, il a été relevé à 40 millions. A noter qu’il était initialement de 30 millions pour la catégorie des directeurs, avec une participation des bénéficiaires à hauteur de 10%, les 90% étant à la charge de Senelec ; les chefs de département bénéficient d’un montant de 25 millions en étant initialement de 20 millions ; les chefs de service, eux, passent de 15 à 20 millions ; les cadres simples, de 13 à 15 millions. 

Même phénomène sur la dotation de carburant. Le volume octroyé aux cadres non directeurs, a aussi grossi. Tout cadre de la Senelec sans responsabilité particulière, bénéficie d’office de 200 litres ; et en fonction des échelons, l’on peut monter jusqu’à à 500 litres. 
L’on peut aussi souligner les augmentations de salaire. En effet, dans un protocole signé avec la convergence syndicale des travailleurs de Senelec (CSTS), en date du 28 décembre 2021, le généreux directeur Bitèye a ainsi accordé une augmentation de 15% à tous les salariés de Senelec. 

Ce qui est d’autant plus sidérant dans cette gestion, c’est le nombre de retraités maintenus à la Senelec avec des contrats spéciaux à prix d’or. Et il est hélas bien difficile de comprendre la justification du procédé. Tout se passe comme si le personnel présent est incompétent voire en nombre limité pour une entreprise aux effectifs déjà bien pléthoriques. A noter que les derniers retraités maintenus, étaient à des postes de responsabilités : l’ancien Secrétaire Général, l’ancienne directrice des affaires juridiques, le médecin-chef, etc…)

Le bateau turc Karpowership coûte entre 13 et 17 milliards par mois à la Senelec
Ainsi que l’a rapporté le journal « Libération » dans son édition du jeudi 18 Août, le bateau turc qui alimente la Senelec en électricité, coûte 13 milliards par mois à la société. Un montant qui peut évoluer jusqu’à 17 milliards. Pour ce qui est de l’histoire de cette relation commerciale, elle débute en 2020, alors que la direction générale de la Senelec qui se plaint d’un déficit de production, cherche à couvrir la fourniture de la période de juillet à octobre. Soient 3 à 4 mois de la période de la chaleur pendant laquelle la demande en électricité augmente. D’une location de 3 mois, celle-ci est finalement passée à 5 ans. Et figurez-vous, sans appel d’offres. Le motif invoqué est de profiter du bateau turc pour tester le système de production du gaz. Ce qui s’est révélé, selon certaines sources, n’être qu’un subterfuge pour poursuivre la relation commerciale. Difficile en effet de savoir ce qui se cache derrière ce deal avec les Turcs. Mais ce qu’on ne nous dit pas, c’est qu’un bateau de gaz est au large de Dakar et attend d’être utilisé. Seulement entre temps à cause d’un prix du gaz qui a augmenté, la Senelec a préféré continuer à fonctionner au fuel moins cher. Ce qui vient alourdir les finances de la Senelec qui est obligée de supporter une double charge : le paiement du fuel avec lequel elle continue à fonctionner sur le bateau, mais aussi pour des raisons contractuelles à supporter des coûts liés à ce bateau à gaz liquéfié, au large de Dakar.

Mais derrière cette expérimentation avec le bateau, il y a l’équation de la transformation des 6 groupes de la centrale de Bel-Air qui doivent passer au gaz. Une opération qui s’est faite en deux temps. Dans un premier temps, deux (2) groupes sur les 6 sont transformés pour recevoir du gaz. Résultat des courses, ils continuent à fonctionner au fuel, selon la logique duale qui permet de fonctionner avec à la fois du gaz et du fuel.  
Par la suite, 4 autres groupes sur les 6 sont démantelés suivant la même logique de transformation, sans que l’opération ait été achevée. La conséquence est que la Senelec se prive de ces 4 groupes qui auraient pu fonctionner au fuel.

La vérité est que cette centrale C 6 de Bel-Air prive le réseau d’une production qui aurait pu permettre d’atténuer les difficultés actuelles, si tous les 6 groupes avaient été mobilisés. Il y a de quoi se poser des questions sur la planification de l’énergie et l’utilisation des centrales. 
Alors que l’on pensait que Senelec allait s’arrêter en si bon chemin, des sources nous ont également appris, qu’elle a aussi augmenté le volume de fuel avec le bateau, malgré l’introduction de la centrale éolienne de Taïba Ndiaye d’une capacité de 15O mégawatts, dans le réseau. 

Une autre situation incompréhensible, c’est la relation commerciale bizarre avec la centrale à charbon de Sendou qui doit elle aussi, passer au gaz. Des sources nous apprennent que la Senelec semble s’être fait avoir puisqu’elle a versé 9 milliards aux promoteurs de la dite centrale. Mais à l’arrivée, les contrôleurs de la Senelec qui doivent vérifier l’état d’avancement des travaux du chantier de transformation, ont du mal à effectuer le moindre contrôle faute de pouvoir accéder au site puisqu’on leur refuse l’accès.    
Le scandale des compteurs de mauvaise qualité de Powercom
Appelés communément « compteurs israeliens », les compteurs intelligents fournis à la Senelec, sont en réalité des compteurs chinois. Les Israéliens n’ont fait qu’acheter la marque blanche.

Une relation commerciale qui s’est révélée en réalité chaotique, non seulement par la procédure peu transparente qui a été dénoncée par certains journaux, mais aussi parce que leéSénégal a perdu de l’argent dans la transaction. 
En effet, une première commande par entente directe et au forceps, est passée entre Powercom et Senelec, en avril 2020 pour un montant de 2,150 milliards. Des journaux de la place n’avaient d’ailleurs pas manqué de relever des soupçons de surfacturation. 

Une seconde commande a aussi eu lieu. Toujours avec le même constat de manque de transparence. Mais, le second gré à gré relatif à l’acquisition de 250.000 compteurs modulaires prépayés, est «béni » par une lettre du 14 décembre 2021, émanant du ministre secrétaire général de la Présidence de la république et invoque l’urgence impérieuse, liée à la satisfaction des besoins des usagers et la protection des intérêts essentiels de l’état et l’intérêt général. Soit une commande directe facturée 12,811 milliards de Fcfa, malgré le refus de l’Armp et de la Dcmp.

Ce qui fait un total deux marchés par entente directe. Mais à l’arrivée les compteurs Israéliens qui ont été installés aux Maristes et à Gorée, sont de piètre qualité. D’ailleurs le Syndicat Sutelec de Habib Aïdra a relevé ce fait au cours d’une rencontre avec la direction générale, pointant du doigt « des difficultés rencontrées sur les 45 000 compteurs » et déploré « leur remplacement avec des pertes ». Pourquoi le syndicaliste n’en a-t-il jamais fait cas lors de ses sorties qu’il affectionne tant ?   Une opération qui s’est en tout cas révèlé être un gouffre à milliards, malgré les contestations relatives à la procédure du marché. 

Le duo Bitèye-Habib Aïdara, c’est du « je te tiens, tu me tiens… » Chose curieuse à la Senelec et qui sonne comme une ritournelle, c’est qu’à chaque fois qu’il est question de monter au créneau, c’est toujours Habib Aidara qui fait le tour des médias. Khadim Bamba Diagne a d’ailleurs relevé cela au cours de l’émission « Jakarloo » de la TFM du vendredi 19 Août, en se demandant où est la voix officielle de la Senelec. La preuve, selon les mêmes sources, Papa Mademba se cache toujours derrière le syndicaliste Habib Aïdara qu’il active pour mener ses combats par procuration.  Le mode opératoire est simple. Le syndicaliste fait toujours passer ses messages en défendant ia Senelec, tout en critiquant la gestion sur des choses de moindre importance. Une situation bien étonnante, c’est aussi le fait que le Syndicaliste Habib Aidara critiquait, lors d’une récente réunion interne, la mauvaise facturation, la sous facturation, le défaut de facturation de Senelec au niveau commercial, relevant ainsi des pertes et fraudes qu’il lie aux vols et fraudes sur le réseau et le Woyofal. La chasse au vol et à la fraude sur l’électricité est pourtant l’objet du contrat Akilee, cette start-up sénégalaise dont il était à la pointe du combat contre elle.

Syndicaliste très médiatisé qui parcourt les médias pour défendre la gestion de Bitèye, Habib Aïdara, cet habitué du maniement du chaud et du froid, est loyal à son directeur général, même s’il gère aussi ses intérêts. C’est même son complice, nous apprend un membre de son syndicat. Promu par ce dernier comme chef d’agence principale, il semble lui être redevable. Le discours qu’il sert aux membres de son syndicat, est aux antipodes de la réalité de la gestion de la Senelec.   

C’est le même type de relation qui est instauré entre Papa Mademba Bitèye et Serge Louis Déthié Cissé qui dirige le très minoritaire syndicat des cadres de la boite.   La vérité est que la Senelec est victime d’un management chaotique et sans cap, qui a pour nom, une mauvaise planification stratégique de la production qui prive l’entreprise de ressources financières  importantes, du fait d’une contractualisation sur de la production non utilisée, voire mal utilisée. La conséquence est inévitablement un manque de ressources pour entretenir le réseau. Une société qui ne peut finalement vivre sans le soutien de l’Etat qui a déboursé un peu plus de 400 milliards entre 2021 et 2022. 

La Senelec est sans aucun doute sur les traces de la Poste et connaît un management défaillant à tout point de vue. Sans oublier l’incursion notable de la politique dans cette société nationale. C’est un recul sans précédent qui est en train d’être noté avec une boite de plus en plus politisée et un DG aux abonnés absents. Il avait d’ailleurs dû abandonner, le jour de la clôture d’une conférence des sociétés d’électricité Afrique à Dakar, ses homologues directeurs africains, pour aller poursuivre sa campagne des législatives. Bitèye est plus présent sur le terrain politique à Kaolack qu’à son bureau de la rue Vincens. Avec les piètres résultats qu’il a eu, il aurait mieux fait de se concentrer sur la gestion de la Senelec qui est en train de retourner dans les ténèbres. C’est le prochain Directeur Général qui a du souci à se faire.

Sunugalnews avec Seneweb

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