Depuis 22h ce 2 octobre, Madrid et neuf autres villes de cette même région, soit au total 4,7 millions de personnes, sont confinés de manière zonale. Elles ne peuvent pas sortir du périmètre de leur municipalité, sauf pour des raisons de force majeure, ou aller travailler. Ce confinement est imposé par le pouvoir central alors que la région présente plus de 700 cas de Covid-19 pour 100 000 habitants cette dernière quinzaine.

À Madrid, tout le monde se prépare pour un deuxième confinement, différent de celui qui avait été appliqué entre mars et juin, car cette fois-ci, il ne s’agit pas de rester enfermé chez soi, mais de ne pas pouvoir se déplacer d’une municipalité à l’autre.

Coup d’arrêt à 22h 

Dans une ville où on sort beaucoup et où la vie sociale est très active, les gens le vivent mal. Ils savent que désormais la vie nocturne s’arrêtera à 22h. Pour autant, beaucoup le comprennent qu’étant donné que la situation sanitaire ne cesse de s’aggraver. « Jamais jusqu’ici, on n’a réellement pris de mesures, déclare Iñaki, 23 ans, étudiant en droit. Alors moi, je crois qu’il faut essayer. Ces mesures me paraissent positives ».

De nombreux motifs pourront être invoqués pour en sortir, comme aller au travail, accompagner ses enfants à l’école, faire une démarche administrative urgente et bien sûr se rendre dans un hôpital. Mais, de manière générale, les autorités ont recommandé de faire le moins possible de déplacements et, dans la mesure du possible, de rester chez soi.

Difficile contrôle

Tout le monde n’est pas convaincu de l’efficacité de ces mesures. « Moi, je crois que c’est surtout un problème, estime ainsi Raquel, 34 ans, psychologue. Si, malgré ces mesures, les gens continuent à se réunir de manière clandestine dans des groupes de plus de six personnes, je crois que ces mesures ne serviront à rien ».

Beaucoup reconnaissent en effet qu’il sera difficile de contrôler tous les mouvements citoyens, et qu’il va être très difficile de réduire la mobilité, surtout celle des 2,2 millions de personnes résidant en grande banlieue qui chaque jour vont travailler à Madrid. Dans un premier temps, il n’y aura pas d’amendes. Les policiers ne sont là que pour informer. Mais lorsque les mesures restrictives auront été validées par les tribunaux, les amendes oscilleront entre 600 et 600 000 euros.

Avec RFI

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