Le syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens du Sénégal (SAMES), a fait le diagnostic sans complaisance du système de santé à l’état actuel. En conclave au Cap Skiring pendant 72 heures, ce corps de la santé a fait l’évaluation de la pandémie de la Covid-19 pour constater certes, les efforts énormes fournis par le système de santé mais surtout pour regretter le lourd tribut qu’il en payé en termes d’infection et de décès sans aucune forme d’indemnisation.
Outragé par cet état de fait, les camarades du docteur Yéri Camara demandent que justice soit faite à l’égard des victimes. Toujours sur la pandémie, les syndicalistes exhortent l’Etat à profiter de cette période de baisse drastique des cas de Covid-19 pour assurer une bonne couverture vaccinale par une campagne de vaccination hardie qui requiert la disponibilité de doses suffisantes de vaccins.Sur la santé et la sécurité au travail, le communiqué des syndicalistes pense que l’Etat du Sénégal doit impérativement assurer la santé et la sécurité au travail dans le secteur en mettant en place un service de médecine du travail dans chaque hôpital. 
Les blouses blanches ont dénoncé aussi le manque de motivation en termes de perspectives salariales aussi bien pour leur corps que pour les autres acteurs de la santé contrairement aux autres secteurs. Sur la carte sanitaire de la Casamance, certes il y a une amélioration et une densification mais d’importants gaps doivent être comblés en infrastructures mais aussi en ressources humaines.  Enfin, sur le processus de réforme du secteur mené par le Bureau Opérationnel et de Suivi du PSE (BOSS) sans une implication des acteurs du secteur et les partenaires sociaux en particulier, le Sames s’est érigé en sentinelle pour dire non et suggère pour la réforme du secteur de la pharmacie, la mise en place d’une autorité de régulation, pour produire des vaccins à Covid-19 de qualité au Sénégal.
Entre autres points, les médecins n’ont pas manqué de souligner le climat de travail délétère qui règne à l’hôpital de Mbour, la tenue des réunions mensuelles de suivi prévues par le ministère de la Fonction publique, les entraves toujours notées au niveau la gestion démocratique des ressources, la nécessité de reconstruire l’hôpital Aristide Le Dantec.

NKN

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