Manifestations des transporteurs routiers ce jour devant le ministère de l’Industrie avec la hausse du diesel, colère des métallurgistes à Cadix avec l’inflation et les problèmes d’approvisionnement, une hausse du prix du mégawatt/heure de +63% annuel… En Espagne, l’inflation et la cherté de la vie provoquent un peu partout la grogne, et la menace de débrayages d’ici Noël.

L’alimentation, le carburant, de nombreuses matières premières, tout augmente de manière spectaculaire, sans oublier les difficultés d’approvisionnement, et un coût de l’électricité jamais vu par le passé. C’est ce qui explique que, dans toute l’Espagne, le mécontentement se fait sentir. Cette colère, beaucoup la comprennent, comme José Ramon, boulanger :

« C’est plus que compréhensible. Si on t’augmente les coût de production, les coûts du transport, les matériaux, les matières premières, et que cela ne se répercute pas sur ton salaire, alors c’est qu’on nous baisse notre niveau de vie ! »
Mauvaise passe

Le gouvernement affirme que c’est une mauvaise passe, et que les 70 milliards d’euros de fonds européens, sur le point d’arriver, vont aider à une sortie de crise et atténuer les effets de l’inflation.

C’est aussi l’analyse de Cristina, économiste : « Moi je crois que ce mécontentement tient à ce qu’il y a eu beaucoup d’attentes, ou que les choses vont trop lentement, aux yeux de certains secteurs. Mais je crois que ce n’est pas si grave. Un dicton espagnol : « départ de cheval, arrêt d’âne », ce qui veut dire qu’au final ce n’est pas si grave. »

Tension palpable

Reste que pour l’heure, la tension est palpable. Avec une inflation à plus de 5%, les retraités aussi disent que leur pouvoir d’achat est en train de chuter. On saura dans les jours et les semaines à venir ce qu’il en sera de la grogne sociale.

NKN

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