La limitation du réchauffement à 1,5⁰, c’est du moins l’objectif que les pays se sont fixé pour impacter le dérèglement climatique.

L’accord de Glasgow adopté hier par 200 pays à l’issue d’un marathon de deux semaines de négociations,  vise à accélérer la lutte contre le réchauffement climatique. Il est certes adopté, mais modifié à la dernière minute par l’Inde avec le soutien de la Chine. 

Dans le texte et précisément à l’article 36, il sera question de réduction progressive du recours au charbon et non d’une sortie de cette énergie fossile tant espérée. Un accord considéré comme imparfait mais comportant tout de même quelques avancées.

Il aura fallu, dans la douleur et à travers des échanges multiples, attendre les dernières heures de la COP26 pour arriver à un accord ce samedi. Les conclusions de cet accord peuvent ainsi se résumer aux volets financement, énergies fossiles, compensation et  ambition des États. 

Quatre mots qui ont focalisé l’attention et les tensions à Glasgow. L’adoption définitive du texte est intervenue après des changements de dernière minute introduits par la Chine et I’Inde sur la question des énergies fossiles, n’assure pas de contenir le réchauffement climatique à 1,5°C ni de répondre aux demandes d’aide des pays pauvres.

Au cours de ces 15 jours d’échanges en terre écossaise, il était attendu que les préoccupations des pays pauvres et faiblement armés pour faire face aux dérèglements climatiques, puissent trouver de possibles réponses. Il faut rappeler qu’il avait été convenu, de porter à partir de 2020 une aide climat au Sud à 100 milliards de dollars par an, pour pays pauvres, qui sont moins responsables du réchauffement et qui, en première ligne font face à ses impacts, raison pour laquelle ils demandaient un financement spécifique des « pertes et préjudices » qu’ils subissent déjà.

Cependant, les pays développés comme les États-Unis, au premier rang, qui redoutent de possibles conséquences juridiques, s’y sont fermement opposés. A contrecœur, les pays pauvres ont cédé, acceptant une poursuite du dialogue afin ne pas perdre les avancées sur la lutte contre le réchauffement, dont les effets les menacent déjà directement. Tout en se disant « extrêmement déçus ».

En définitive, les pays vont rehausser leur engagement pour notamment la limitation des températures. Il faut également signaler que le texte adopté à Glasgow exhorte les États à doubler le financement de l’adaptation d’ici 2025. Quant au financement spécifique réclamé par les pays émergents pour limiter l’impact du réchauffement climatique, pas d’avancée majeure et pourtant, ils sont les premiers à subir les effets.

Pour l’année prochaine, un autre rendez-vous international se tiendra en Égypte pour réfléchir sur de nouvelles formules en vue de lutter contre le réchauffement climatique. Il est toutefois à espérer que ces pays laissés en rade puissent être soutenus pour faire face à la menace climatique qui progresse.

NKN

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