Pour cette élection qui est prévue pour le 25 mars 2022 à Genève, 5 candidats seront en compétition pour le poste de directeur du BIT.

L’actuel patron du FIDA (Gilbert Fossoun Houngbo), sera en concurrence avec le candidat de l’Australie (Greg Vines), de la France (Muriel Pénicaud)  de la Corée du Sud (Kang Kyung-wha), et de l’Afrique du Sud (Mthunzi Mdwaba) soutenu par le Sénégal. Les différents candidats ont tous un curriculum vitae riche.

Selon son gouvernement, la candidature de l’ancien Premier ministre togolais est soutenue sur le continent africain. Gilbert Fossoun Houngbo, âgé de 60 ans, a occupé plusieurs postes au sein des organisations internationales.

Depuis le 1er avril 2017, Gilbert F. Houngbo est le sixième Président du Fonds international de développement agricole (FIDA). Il a été reconduit dans ses fonctions pour un second mandat en février 2021. Cette année, le FIDA a fini d’améliorer de 20% les revenus de 20 millions de petits producteurs alimentaires pauvres, dont 50% sont des femmes. M. Houngbo préside également ONU-Eau, un mécanisme inter institutions chargé de coordonner l’action de plus de 30 entités des Nations Unies et autres organisations internationales qui travaillent sur les questions d’eau et d’assainissement. M. Houngbo possède plus de 30 années d’expérience acquise dans les secteurs public, multilatéral et privé, notamment en qualité de Directeur général adjoint de l’Organisation internationale du Travail et de Premier Ministre de la République Togolaise; il a également occupé plusieurs postes de direction au Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), exerçant tour à tour les fonctions de Directeur financier, de Chef de cabinet et de Sous-Secrétaire général. Il a passé une dizaine d’années dans le secteur privé, notamment chez Price Waterhouse, au Canada. M. Houngbo est titulaire d’une maîtrise en gestion des entreprises de l’Université de Lomé (Togo) et d’un Diplôme d’études supérieures spécialisées en comptabilité spécialisée de l’Université du Québec (Canada). Il est membre de l’Institut canadien des comptables professionnels agréés.

Son challenger nommé par le Gouvernement de l’Australie Greg Vines (Australie), a derrière lui une longue carrière de cadre dirigeant en Australie et au niveau international.

Son parcours s’est concentré sur le dialogue social, les évolutions en matière d’organisation et de lieu de travail, de gouvernance et de direction des ressources humaines. En 2012, il a rejoint l’Organisation internationale du Travail (OIT) en tant que Directeur général adjoint pour la gestion et la réforme. Cependant, ce n’était pas la première fois qu’il s’impliquait au sein de l’Organisation puisqu’avant sa nomination, Greg Vines avait été ministre à la Mission permanente d’Australie et président du Conseil d’administration du BIT à Genève.

Il a également été coordinateur des États Membres de l’OIT pour la région Asie-Pacifique et a représenté l’Australie au sein d’autres forums multilatéraux sur les questions liées au travail et à l’emploi.

Tout au long de ses trente ans de carrière, Greg Vines a occupé une série de postes de haut niveau auprès des gouvernements de l’Australie et du Timor-Leste ainsi que des fonctions de direction au sein des syndicats australiens. M. Vines pratique le droit qu’il a étudié en Australie et aux Etats-Unis, ainsi que la gestion et les relations sociales.

Muriel Pénicaud, pour défendre une vision ambitieuse

La France présente la candidature de Muriel Pénicaud à la Direction générale du Bureau international du Travail en vue de l’élection prévue le 25 mars 2022, lors de la 344e session du conseil d’administration de l’Organisation internationale du Travail », fait savoir le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, jeudi 30 septembre 2021. Née en 1955, l’ancienne ministre du Travail du gouvernement d’Édouard Philippe (2017-2020) ambitionne ainsi succéder à Guy Ryder, en poste depuis 2012.

« La France souhaite, à travers cette candidature, défendre une vision ambitieuse du rôle de l’organisation pour la construction d’un nouveau contrat social essentiel à la régulation mondiale et pour la mise en œuvre effective des normes en faveur de la justice sociale, de la lutte contre les inégalités entre les pays et en leur sein et du travail décent pour tous », avance le Quai d’Orsay.

Muriel Pénicaud est une femme politique, dirigeante d’entreprise et photographe française. Née à Versailles le 31 mars 1955, elle réalise des études brillantes puisqu’elle détient, outre une licence en Histoire, un DEA en psychologie clinique et une maitrise en sciences de l’éducation. Elle est aussi titulaire d’un diplôme de l’Institut européen d’administration des affaires. Un solide bagage universitaire qui lui permet de mener une double carrière, dans le privé et dans le public.

Elle débute sa carrière au Ministère du travail entre 1985 et 1993. Muriel Pénicaud a travaillé ensuite pour de nombreuses entreprises d’envergure internationale. Entre 2002 et 2008, elle est par exemple directrice générale adjointe de Dassault Systèmes, avant de rejoindre le groupe Danone en tant que directrice générale des ressources humaines entre 2008 et 2013.

En 2015, elle devient la directrice générale de Business France, une agence nationale au service de la promotion de l’économie française l’étranger. Son profil très complet attire l’attention d’Emmanuel Macron, le futur président de la République française, et elle devient Ministre du Travail le 17 mai 2017, dans le premier gouvernement d’Édouard Philippe.

C’est aussi une photographe ayant déjà exposé ses œuvres. Elle est faite Chevalier de la Légion d’honneur en 2009, et reçoit l’Ordre national du mérite en 2015.

Kang Kyung-wha, première Asiatique pourrait être la première femme à devenir chef de l’OIT si elle est élue

Kang, professeure titulaire à l’université féminine Ewha, a soumis sa candidature au secrétariat de l’agence des Nations-Unies par l’intermédiaire de la mission permanente sud-coréenne à Genève. L’élection se déroulera en mars de l’année prochaine. Si elle est élue, Kang serait la première Asiatique et la première femme à devenir chef de l’OIT.

La candidate Kang est considérée comme ayant le leadership, la qualité et les compétences nécessaires pour diriger les programmes clés de l’OIT, tels que redynamiser l’emploi dans l’ère post-Covid-19, surmonter la crise économique et diffuser l’esprit « gagnant-gagnant » et la solidarité à travers le trilatéralisme entre les travailleurs, la direction et le gouvernement.

Elle devrait également apporter une contribution significative à l’éradication de la discrimination et de la violence contre les travailleurs vulnérables, y compris les femmes, sur la base de son expertise et de son expérience dans les efforts visant à aider les pays en développement et à protéger les droits des femmes.

Kang a été la première femme ministre des Affaires étrangères de Corée du Sud entre 2017 et 2021. Avant de devenir ministre des Affaires étrangères, elle a travaillé comme conseillère politique spéciale auprès du secrétaire général des Nations-Unies de l’époque, Antonio Guterres.

Auparavant, elle était haut-commissaire adjointe aux droits de l’homme de l’ONU en 2006 et également coordonnatrice adjointe des secours d’urgence du Bureau onusien pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) et secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires. Pour remporter l’élection, elle devra obtenir une majorité des voix. Sinon, elle devra passer un second tour.

Mthunzi Mdwaba, le candidat du Sénégal

L’Afrique du Sud a officiellement nommé et déposé des documents pour que le professeur Mthunzi Perry-Mason Mdwaba soit le prochain directeur général du BIT.

SE l’ambassadeur Mxolisi Nkosi a déposé les documents nommant le professeur adjoint de droit à l’Université de Western Cape comme prochain supremo de l’OIT approuvé par la Tripartite de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et également par l’Union africaine (UA).

L’élection du nouveau DG aura lieu en mars 2022 à Genève, en Suisse.

Le professeur Mdwaba a exprimé son attachement aux idéaux de l’OIT de travail décent et de dignité et au renforcement du tripartisme

L’homme d’affaires a déclaré qu’il poursuivrait sa candidature pour devenir le premier directeur général africain de l’Organisation internationale du travail (OIT) et qu’il était « toujours le candidat à battre », malgré le retrait de l’Afrique du Sud de son soutien à sa candidature.

Mdwaba – le PDG du cabinet de conseil en affaires TZoro IBC et l’ancien président du conseil de l’Université du Cap occidental – est l’un des cinq candidats en lice pour diriger l’agence des Nations Unies basée à Genève, en Suisse.

Jusqu’à fin septembre, Mdwaba semblait avoir le soutien du gouvernement sud-africain – ainsi que l’aval de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et de l’Union africaine – pour diriger

Néanmoins, il est soutenu par le Sénégalais M. Hamidou Diop, membre titulaire du conseil d’administration du BIT. En effet faisant partie aussi du directoire de campagne de l’Employeur Sud-Africain M. Mthunzi Mdwaba, Hamidou soutient fortement Mdwaba.

NKN

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