La police a dispersé une marche de la coalition de syndicats et d’organisations de la société civile à Ouagadougou, qui visait à dénoncer les crimes économiques, la mauvaise gestion de la crise sécuritaire et exiger le départ des forces armées étrangères du territoire burkinabè.
À peine démarrée, la marche – interdite par les autorités municipales – a été dispersée par les forces de l’ordre. Auparavant, les responsables de la police ont tenté de joindre, sans succès, ses organisateurs. Les manifestants et les responsables syndicaux ont dû rejoindre leur point de départ, la Bourse du travail.
« On est sortis pour dire trop c’est trop ! s’insurge une manifestante. C’est pour soutenir ces gens [les forces de l’ordre], je ne peux pas comprendre qu’ils viennent nous bombarder. Je pensais qu’ils allaient se rallier à la lutte. Ensemble, on va trouver une solution, pour que le gouvernement comprenne et prenne des mesures adéquates pour la lutte contre le terrorisme. »
Cette marche avait pour but d’interpeller le gouvernement sur la gravité de la situation sécuritaire, sociale et économique du pays, selon Seni Kouanda, président de l’association burkinabè d’assistance et de secours populaire. « Ceux-là mêmes qui nous ont réprimé doivent savoir que notre lutte, c’est également pour eux. Parce que les forces de l’ordre manquent de matériel pour contrer les attaques jihadistes. »
Après cette première tentative, les responsables de la coalition n’entendent pas abdiquer. « Dans les jours à venir, nous allons retourner des correspondances aux autorités et nous allons être plus que jamais fermes sur ce qu’il faut appliquer sur le terrain », prévient Bassolma Bazié, secrétaire général de la Confédération nationale du travail au Burkina.
Une dizaine de personnes ont été blessées au cours de la dispersion de la marche. Les responsables syndicaux estiment par ailleurs que tous les textes légaux ont été respectés et il n’y avait aucune raison d’interdire cette manifestation.   

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