La campagne de commercialisation suit son cours. Moussa Baldé, le ministre de l’Agriculture, fait ici le point. Il annonce l’ouverture des exportations.

A ce niveau de la compagne de commercialisation, quel bilan tirez-vous ?

Le bilan est pour le moment très satisfaisant car les producteurs arrivent à vendre sans aucune difficulté leurs graines au moins à 250 frs le kilogramme qui est le prix plancher pour cette présente campagne.  En termes de collecte, au 31 décembre 2020, nous sommes à 60 milles tonnes de graines coques collectées dont 30 milles tonnes de semences certifiées. Le reste de la collecte est détenu bien sûr par les huiliers. Je précise que probablement les exportateurs ont déjà stocké d’importantes quantités de graines mais que mes services ne peuvent pas évaluer pour le moment de manière exacte car les exportations n’ont pas encore démarré.

Quelle est la situation actuelle des huiliers en particulier la Sonacos ?

Les huiliers ont déjà collecté près de 30 000 tonnes contre seulement 4000 l’an dernier à la même date. Cela montre qu’ils sont beaucoup plus présents cette année et on espère que cette tendance va s’accélérer. La Sonacos à elle seule revendique 12 000 tonnes et je sais que ses dirigeants sont en train de déployer de nouvelles stratégies pour atteindre leur objectif. 

A Combien se chiffre la production dans les différentes spéculations ?

Nous attendons une production céréalière de 3,8 millions de tonnes (riz: 1 451 840 T, mil: 1 197 406 T, maïs: 766 791, etc..) soit 38% de plus que l’an dernier. Quant aux cultures industrielles la production est estimée à 1,8 millions de tonnes soit une hausse de 29% par rapport à l’année dernière.  Des hausses similaires, voire plus importantes, sont notées pour le niébé, le coton et le Sésame.

Quid des exportations. Ont-elles été bloquées ?

Dans une campagne de commercialisation chaque acteur essaye de maximiser ses gains. Le rôle de l’Etat est d’assurer une bonne organisation de la campagne, mais surtout la sauvegarde de la filière et des intérêts de notre pays. Nous avons retardé l’ouverture des exportations parce qu’il fallait définir un bon cahier de charges incluant la taxe à l’exportation des arachides mais surtout s’assurer que le capital semencier n’était pas menacé. Aujourd’hui nous pensons que les conditions sont réunies pour le démarrage des exportations.

« Il est heureux pour le ministre en charge de l’Agriculture que je suis, de voir que c’est ce sous-secteur qui évite à notre pays une récession annoncée »

Quel bilan tirez-vous de l’année 2020?

L’année 2020 sera à jamais gravée dans nos mémoires et aura une place de choix dans les livres d’histoire qui relaterons le monde de ce premier quart du 21ème siècle. A ce titre il faut féliciter le président Macky Sall pour son plan de résiliance économique qui a fait de notre pays un modelé de résistance au niveau mondial face à cet ennemi invisible qu’est le coronavirus.

Sur le plan purement économique il est heureux pour le ministre en charge de l’Agriculture que je suis de voir que c’est ce sous-secteur qui évite à notre pays une récession annoncée. Enfin sur le plan purement politique je dirais que le coup de maître réussi par son excellence le Président Macky Sall avec l’élargissement de la majorité présidentielle à d’autres forces vives de la nation restera pour moi un temps fort de la vie de notre nation.

Quels objectifs pour la prochaine campagne agricole ?

Encore plus d’efficience, encore plus d’ambition pour une agriculture moteur du PAP2A.

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