Lanceur d’alertes en tant qu’inspecteur des Impôts, avec des révélations graves sur la politique économique, financière et  budgétaire de notre pays, le chef de file des « Patriotes » est devenu plus vigilant et intraitable sur les moindres actes que posent le président de la République et son gouvernement. L’option de la contre-attaque par la calomnie et la diabolisation initiée par l’Etat, contre Ousmane Sonko, ne convainc surtout pas. 

L’éveil des masses

Tous les compatriotes s’accordent sur la pédagogie de Ousmane Sonko à éveiller les masses par le biais d’une communication directe destinée à une jeunesse, devenue très réceptive. Depuis qu’il a effectué son entrée en politique, après son limogeage arbitraire de la fonction publique, le leader du Pastef a été d’abord « réhabilité » par le peuple sénégalais qui l’a élu député, afin qu’il puisse le représenter dignement à l’Assemblée nationale. Mais l’ancien inspecteur des Impôts a fini d’installer l’insomnie au palais et dans les autres sphères étatiques.

Un député encombrant

Une alliance de courage, de témérité et de détermination caractérise Ousmane Sonko, dont la coalition « Sonko président » est arrivée 3ème au sortir de la Présidentielle du 24 février 2019. Et pour une première tentative de conquête du fauteuil présidentiel. Il joue à merveille son rôle de député du peuple et soulève des questions qui semblent dépasser le niveau de connaissances de nos parlementaires. Ce qui met toujours mal à l’aise la présidence de l’Assemblée nationale et le groupe des députés de la majorité qui a désormais pris la décision de boycotter ses prises de paroles à l’Hémicycle.

Le complot en gestation

Par son plan de communication et ses adresses séquencées aux Sénégalais, la gestion des deniers publics, le train de vie dispendieux de l’Etat, la bamboula au sommet de la République et le bradage des ressources nationales n’ont plus de secret. Ailleurs et certainement dans d’autres démocraties, le travail parlementaire d’un tel député est à récompenser. Malheureusement, le règlement intérieur de l’Assemblée en ce qui concerne l’absentéisme, et qui est en passe d’être revu, ne vise en réalité, qu’à mettre Sonko en mal avec le peuple, qui s’est malheureusement approprié son principe de teigneux contre-pouvoir.

L’opposant à abattre

Guy Marius Sagna avait récemment déclaré, à sa sortie de la prison de Rebeuss, que le pouvoir chercherait à emprisonner son « bourreau » et Me El Hadji Diouf, un des avocats de l’Etat, de renchérir, déclarant que « la place de Sonko, c’est la prison ». Cet avocat, dont le tempérament et la posture changent au gré des intérêts politiques, devra d’ailleurs revoir sa copie, au risque de prêcher dans le désert, en voulant s’ériger en répondeur automatique, après chaque sortie de Sonko.

senego

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