Sunugalnews:Invitée de l’émission Grand Jury de la Rfm (radio privée), Ghaëls Babacar Mbaye est sans doute la Benjamine de toutes les personnalités qui ont été reçues devant ce réputé jury animé par le journaliste Babacar Fall. À 20 ans, Ghaëls est l’incarnation du nouveau type de Sénégalais. Militante dans la société civile Sénégalaise et passionnée de service communautaire, la fille du socialiste Babacar Mbaye est une étoile montante. Son sens d’œuvrer pour les causes communes est donc un legs de son père. « Pour la Côte d’Ivoire, je dois avouer que c’est une surprise pour la plupart des analystes et observateurs d’entendre le Président Alassane Dramane Ouattara se porter candidat pour la prochaine élection présidentielle. Ce n’est ni juridiquement acceptable, ni socialement tolérable, ni politiquement élégant. Mais au-delà de la Côte d’Ivoire, il faut avoir une analyse plus holistique de la question du mandat présidentiel en Afrique, notamment dans les pays francophones. En Afrique centrale, le tripatouillage de la constitution pour rester au pouvoir a rythmé la vie politique au point de devenir la pratique normale. En Afrique de l’ouest, les arguments avancés par le Président Ouattara restent vraisemblablement les mêmes dans les autres pays de la CEDEAO dont le Togo, la Guinée et le Sénégal. Mais il faut préciser que cette pratique malsaine résulte principalement du caractère laconique de nos textes juridiques constitutionnels, du caractère imprécis de la constitution donnant lieu à des interprétations parfois malsaines.S’agissant de la Mauritanie, J’espère que ce ne soit pas un pas un règlement de comptes. Mais la leçon qu’il faut en tirer est que deux principes fondamentaux doivent guider la gestion des ressources et deniers publics : la transparence et la recevabilité. En termes clairs, le citoyen doit être consulté, informé et renseigné sur l’utilisation du plus petit centime public. Et cette utilisation ne devrait avoir de finalité que de servir au Peuple. Et cette situation devrait servir de leçon à tous les dépositaires de pouvoir public, quel que soit leur niveau de responsabilité au sein de l’État. Il n’y a pire héritage pour un Chef d’État que de se faire traîner dans la boue pour des délits de corruption ou de détournement de deniers publics dans nos pays à très maigres ressources. »

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