C’est le partenariat qui suscite actuellement des grincements de dent. En effet, le Parlement européen vient de rendre public l’officialisation d’un «partenariat de pêche renouvelé avec le Sénégal». Ce, au moment où les pêcheurs quittent nos eaux, faute de poisson, pour l’immigration clandestine.

Le parlement européen a publié hier, que «les négociations pour un nouveau protocole de cinq ans ont débuté le 19 juillet 2019 et le partenariat de pêche durable conclu s’applique de façon provisoire depuis sa signature le 18 novembre 2019».

Et ce qui est clair et affiché dans leur texte, c’est que cet accord de pêche va «veiller à ce que les navires européens puissent continuer à avoir accès aux eaux sénégalaises». Et les députés européens ont donné leur approbation à la conclusion du protocole renouvelé offrant des opportunités aux pêcheurs français, espagnols et portugais.

Le protocole prévoit des possibilités de pêche pour un maximum de 28 thoniers senneurs congélateurs, 10 canneurs et 5 palangriers d’Espagne, du Portugal et de France (10 000 tonnes par an) ainsi que des possibilités de pêche au merlu noir pour 2 chalutiers espagnols.

La contribution financière annuelle de l’UE est de 1,7 million d’euros, dont 800 000 euros de droits d’accès aux eaux sénégalaises. Les 900 000 euros restants fournissent un soutien sectoriel au développement de la politique de pêche du Sénégal, notamment par l’amélioration du contrôle de la pêche, le développement de la recherche et de la collecte de données dans le domaine de la pêche et la certification sanitaire des produits de la pêche.

Un partenariat qui fait grincer des dents, d’autant plus que les pêcheurs quittent de plus en plus nos eaux pour aller dans celles voisines ou tout simplement se lancer dans l’immigration clandestine.

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